Dernière minute
Société
Tofinika nzungu sans condition !”, ce texte en lingala et en français se traduit en français par «Couvrons la marmite sans conditions !». Notez bien que le mot “conditions” dans la traduction prend bien la marque du pluriel convenable, contrairement à la version que l'auteur anonyme nous a…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Salon de l'imprimerie RDC 2026 s'est poursuivi jeudi au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa, avec la participation des acteurs du secteur graphique autour des enjeux d'innovation, de production et…
Étranger
La Cour centrale du district de Séoul a condamné lundi l’ancien président Yoon Suk Yeol à une peine d’emprisonnement de deux ans, après l’avoir reconnu partiellement coupable d’acceptation de dons…
Nation
(Par l’évangéliste Colin Nzolantima)
Kinshasa vient d’abriter la 2ème édition du Salon de l’imprimerie dont les assises se sont tenues du 8 au 11 juillet dernier. L’occasion s’est avérée…
Léopards : du stress à la liesse
Pour leur entrée en lice au Mondial 2026 à Houston, les Léopards de la RDC ont arraché un nul historique face à la prestigieuse Seleção portugaise. Menés dès l'entame, nos fauves ont puisé dans leurs tripes pour inverser le cours du destin, sous les yeux du Premier Citoyen congolais. Récit d'une rencontre où le football a transcendé l'histoire.
Le coup de sifflet initial résonne encore que le ciel nous tombe sur la tête. À Houston, ce jeudi 18 juin, les Léopards ont été cueillis à froid dès la 6ᵉ minute de jeu par un but matinal de la sélection du Portugal. À Kinshasa comme en province, au pays comme au sein de la diaspora à l'étranger, c'est instantanément le silence du cimetière qui gagne le public congolais.
Dans l'esprit de chacun, un fantôme ressurgit : "Pas cette fois ! Pas comme en 1974 où les Léopards zaïrois d'alors n'avaient inscrit aucun but et accumulé une succession de défaites, après avoir pourtant réussi l'exploit d'être la première nation d'Afrique subsaharienne à se qualifier pour une phase finale de Coupe du monde. Cinquante-deux ans après ce cauchemar de l'Allemagne de l'Ouest, il ne fallait pas que la triste scène se reproduise".
L'enjeu était d'autant plus immense que le Chef de l'État est venu en personne dans les tribunes du stade de Houston pour prêter main-forte au Onze national. Une présence présidentielle pour galvaniser des Léopards déjà requinqués par leur parcours héroïque, marqués par une succession de victoires face à des nations vaillantes comme le Cameroun, le Nigeria et même la Jamaïque, avant de décrocher leur sésame pour ce Mondial 2026. Voir cette dynamique brisée face au géant portugais et sa star vedette, Cristiano Ronaldo, était impensable.
L’audace à la David, la délivrance de Wissa
Après près de quarante minutes de stress, la lumière est venue de Yoane Wissa. Son but égalisateur, inscrit au crépuscule de la première mi-temps, aura été une vraie délivrance. Un immense ouf de soulagement pour des millions de Congolais qui pouvaient enfin jubiler.
Jubiler pour le tout premier but de la RDC moderne dans une phase finale de la Coupe du Monde. Jubiler pour avoir tenu tête à un monstre sacré du football mondial. Jubiler, enfin, pour cette audace à la David, qui a permis aux Fauves congolais d'égaliser dans un stade de Houston, transformé en une marée rouge par des supporters majoritairement portugais, arborant fièrement la vareuse de la Seleção. Une ambiance hostile où les Congolais n'ont pas pu participer massivement dans les gradins, en raison des restrictions liées à l'épidémie d'Ebola qui sévit au pays. Mais sur le terrain, nos fauves étaient onze, portés par l'énergie de tout un peuple.
Au-delà de ce résultat positif et de ce revirement spectaculaire, les observateurs peuvent déjà lire entre les lignes la leçon majeure qui se dégage de cette première sortie planétaire. Ce duel livre le message clair d'une équipe nationale résiliente, qui sait fédérer les espoirs de toute une nation sans exclusive. Par leur abnégation, les Léopards ont signé une action héroïque qui, par sa seule résilience, a permis à tout un pays de passer, de manière mémorable, du stress à la liesse.
Yves KALIKAT