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Lemba : Les garagistes demandent au bourgmestre de leur réserver un endroit où exercer leurs affaires
Les garages pirates installés dans la commune de Lemba devraient être évacués le mois de juillet, selon la mesure du bourgmestre de cette municipalité, Jean Nsaka. Face au contrôle imminent de l’application de cette mesure ayant expiré le 1er août courant, les garagistes, favorables à la mesure, demandent à l’autorité municipale de leur proposer un autre endroit où installer leurs activités.
Un mois après, le constat est que plusieurs propriétaires des garages pirates, encombrant la voie publique sur le tronçon reliant Terminus à Super Lemba, continuent d’exercer leurs activités en violation de l’instruction du numéro 1 de Lemba.
Daniel Ntumba, propriétaire d’un garage situé à Terminus, estime que les choses seraient faciles pour tout le monde si l’instruction de l’autorité municipale avait une dimension sociale en faveur des concernés. «Nous nous efforçons de nous prendre en charge et de contribuer tant soit peu au développement de notre pays par notre savoir-faire. Avant de prendre la décision de nous évacuer de nos lieux respectifs de travail, le bourgmestre Jean Nsaka devrait nous proposer un autre endroit de travail où chaque jeune pourra continuer à travailler. Telle est la faiblesse voire l’inconvénient de cette mesure», a-t-il fait remarqué.
Deborah N’landu, une dame d’une vingtaine d’années, a, par ailleurs, salué la décision de l’autorité communale de Lemba se rapportant à l’interdiction de la pollution sonore susceptible de déranger la quiétude de la population, notamment les employés, les élèves, les étudiants.
Elle a, par contre, exprimé son insatisfaction à l’égard de cette même mesure. En effet, estime-t-elle, l’autorité municipale aurait dû «prendre la décision de réglementer désormais la sonorisation des discothèques, salles de fêtes et de funérailles, assemblées de Dieu et autres activités commerciales nécessitant du bruit, non seulement dans la commune de Lemba mais également sur toute l’étendue de la capitale».
«LA MUSIQUE CREE L’AMBIANCE»
Patrick Lelo, serveur dans un bar à la place Super, a, pour sa part, fait savoir que «la musique qui est jouée dans les espaces et lieux est un ingrédient d’une importance non négligeable. Toute musique, douce ou tapageuse, crée de l’ambiance et fait parfois la différence entre ceux qui sont restés à la maison ou ceux qui fréquentent les bars et terrasses». Toutefois, la décision finale revient au client qui est seul roi.
M. Lelo comme Mme N’landu estiment que «la mesure du bourgmestre devrait consister plutôt à contrôler le secteur de diffusion sonore dans les places publiques de deux manières. Soit on autorise que la musique puisse se jouer avec modération, de manière à respecter la santé, voire la quiétude des autres. Soit que celle-ci ne se joue que le week-end, de dix-sept heures à vingt-et-une heures trente, par exemple».
La prolifération des églises, terrasses, salles de fêtes et de funérailles est à la base aujourd’hui de la pollution sonore dans différents coins et recoins de la ville de Kinshasa.
La mesure de l’assainissement et le maintien de l’ordre du gouvernement provincial lancée depuis plusieurs années, en application par les bourgmestres, n’est pas en soi négative, car elle va dans l’intérêt général de la population. Il revient donc à l’autorité d’assurer le suivi de toutes les mesures qu’elle prend. Prendre des mesures et ne pas les appliquer, voilà ce qu’on reproche souvent aux autorités politico-administratives. Qui, en outre, doivent proposer à leurs administrés des solutions en guise de contrepartie.
Pour rappel, conformément à la mesure du gouvernement provincial, le numéro 1 de Lemba a interdit, en juillet dernier, l’occupation anarchique des garages pirates sur les artères publiques, ainsi que la pollution sonore par la diffusion de la musique dans les lieux et places publiques dans cette même commune. Cette mesure a pour objectif de maintenir l’ordre public ainsi que de contribuer à l’assainissement des communes de la ville de Kinshasa. Abondance MASAKA/Stagiaire