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Le Service national remet 1.000 bancs-pupitres à l'Université de Lubumbashi
Le samedi 2 août le Service national a donné mille bancs à l'Université de Lubumbashi, un geste hautement symbolique et profondément émouvant, lors d'une cérémonie agrémentée par la fanfare et sous des regards émus.
Dans la cour de la grande institution universitaire du Haut-Katanga, l'ambiance était solennelle. Les bancs, fraîchement sortis de l'atelier du Service national à Lubumbashi, portaient encore l'odeur du bois travaillé avec dignité. Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, a remis officiellement ce don au recteur de l'Unilu, au nom du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
" Le Service national a été créé pour encadrer les jeunes, les impliquer dans la reconstruction du pays. La science seule ne suffit pas. Il faut aussi l'engagement civique et patriotique ", a déclaré le général Kabwik, lui-même ancien kassapar.
Les mots du professeur Gilbert Kishiba, recteur de l'université, ont résonné avec reconnaissance :
" Le général Kasongo a placé la barre à la hauteur de la vision du Chef de l'État. Le Service national devient ce lien entre l'école et la société, cet espace où l'on resocialise, où l'on réhabilite. "
Chaque banc était un symbole, celui de la main tendue, du jeune relevé, de la nation qui guérit. Hier stigmatisés, aujourd'hui honorés, ces jeunes ont construit de leurs mains ce que d'autres auront bientôt sous leurs cahiers.
Ces bancs ne sont pas que du bois et du métal. Ils racontent une histoire, celle d'un retour, d'une réintégration, d'une dignité retrouvée. Et c'est à la jeunesse laborieuse que les ovations ont été plus chaleureuses:
"Merci à cette jeunesse qui a su bâtir. Ovationnez-les, s'il vous plaît !" a lancé une intervenante, la voix vibrante de fierté.
Mais l'émotion la plus forte est venue du commandant de la 22ème région militaire. Le général Eddy Kapend, compagnon de feu Mzee Laurent-Désiré Kabila, n'a pas pu contenir son émotion. Pour lui, le Service national réhabilité est une résurrection:
" Le président Félix ressuscite cette valeur chère à Mzee. Ce Service, qu'on avait oublié, reprend sens. Je rends hommage à ce général, mon ancien élève, aujourd'hui bâtisseur. "
Au-delà des discours, c'est une vision qui se concrétise. La vision d'un partenariat entre formation académique et encadrement civique, entre savoir et devoir, entre intelligence et conscience.
Dans cette université emblématique du Grand Katanga, les bancs du Service national ne sont pas de simples meubles. Ils sont le témoignage d'une transformation, la preuve tangible qu'un passé cabossé peut devenir socle d'avenir.
Et en cette matinée de mémoire et d'espoir, les étudiants de l'Unilu, les enseignants, les autorités militaires et civiles ont compris une chose : le Congo se construit.
Jérémie ASOKO