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Le Pronanut appelle les journalistes à encourager les mamans à allaiter leurs enfants
A quelques jours du lancement de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel (SMAM), prévue du 22 au 29 août 2025, le Programme national de nutrition (Pronanut) multiplie les appels à l’engagement des acteurs clés, notamment les professionnels des médias. Le Pronanut a appelé ces derniers à encourager les mamans à allaiter exclusivement leurs enfants jusqu’à six (6) mois. Cet appel a été lancé lors d’un briefing de presse tenu le mercredi 20 août à Kinshasa.
Thème retenu cette année: «Prioriser l’allaitement : tisser des réseaux de soutien durables» constitue un message qui vise à rappeler que l’allaitement maternel est une pratique vitale qui exige un accompagnement constant de la communauté.
La directrice adjointe du Pronanut, Béatrice Kalenga, a salué l’implication des journalistes dans la promotion de cette pratique.
«Chaque année, nous commençons la célébration de la SMAM par un briefing avec les médias, parce que vous êtes nos partenaires essentiels pour sensibiliser les familles. Depuis que nous travaillons avec vous, le taux d’allaitement maternel exclusif est passé à 59 %, selon l’enquête nationale de nutrition de 2022. C’est une avancée importante, fruit de vos efforts conjugués aux nôtres», a-t-elle souligné.
Mme Kalenga a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de prolonger la sensibilisation au-delà du mois d’août.
"Le premier vaccin des enfants est le lait maternel"
«Quand nous parlons de réseaux de soutien durable, cela signifie que la promotion de l’allaitement maternel doit se faire chaque jour, parce que chaque jour, des enfants naissent et leur premier vaccin, c’est le lait maternel. Il protège contre les infections respiratoires, la diarrhée et la malnutrition, tout en apportant des bénéfices à la mère, comme le retard des grossesses rapprochées et la réduction du risque de cancer de l’utérus», a-t-elle insisté.
Pour sa part, le chef de la division de communication du Pronanut, nutritionniste et diététicien, Damien Sabuni, a rappelé l’importance de ce geste considéré simple mais capital.
«Allaiter son enfant, c’est lui donner la chance de bien commencer sa vie. Pendant neuf mois, l’enfant reçoit tout ce dont il a besoin à travers le cordon ombilical. Dès la naissance, le lait maternel prend le relais. Il contient toutes les protéines et nutriments nécessaires durant les six premiers mois», a expliqué le nutritionniste et diététicien.
Selon M. Sabuni, l’allaitement est bénéfique non seulement pour l’enfant, mais aussi pour la mère et la société : «Quand la maman met son bébé au sein dans l’heure qui suit l’accouchement, elle réduit les risques d’hémorragie et crée un lien affectif fort. L’enfant, lui, grandit en bonne santé, ce qui évite à la famille des dépenses médicales et à la société un lourd fardeau sanitaire».
S’appuyant sur les directives de l’OMS, le Pronanut recommande ce qui suit : la mise au sein dans l’heure qui suit l’accouchement; l’allaitement exclusif jusqu’à six mois; la poursuite de l’allaitement jusqu’à 24 mois.
Le programme rappelle également que les pleurs du nourrisson ne traduisent pas toujours la faim. Selon ses experts, ils peuvent aussi être liés à la tristesse, la peur, la solitude, la frustration, le froid, la chaleur ou des douleurs abdominales.
En RDC, l’allaitement exclusif est passé de 36 % en 2007 à 59,6 % en 2022, une évolution significative que le Pronanut attribue aux efforts conjoints de l’État, de ses partenaires et des médias.
La SMAM 2025 se veut donc une nouvelle étape pour renforcer ces acquis et encourager encore davantage de mères à choisir l’allaitement comme premier acte de santé et d’amour envers leurs enfants.
Tricya MUSANSI