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Le masque intégral M23
Une hydre ? Le M23 en a l’air. Donnée le plus officiellement du monde pour décapitée, la rébellion pro Kigali sait relever la tête. A croire qu’elle compte plusieurs têtes ! Reste à savoir surtout si le M23 existe vraiment militairement.
La très longue jurisprudence des guerres de rapine, assorties de rébellions business dans l’Est de la RDC, renseigne que les vrais belligérants avancent souvent masqués lorsqu’ils ne procèdent pas par des leurres. De sorte que l’Armée congolaise se bat souvent contre des moulins à vent alors que les vrais ennemis sont invisibles à l’œil nu.
Du RCD au M23 en passant par le CNDP, le modus operandi est quasiment le même. Derrière des marionnettes, des… marionnettistes. Seulement, ces derniers et leurs mentors ont imposé leurs éléments de langage de sorte que plus personne n’ose nommer les choses. Or, prévenait fort justement Albert Camus, mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. C’est exactement en ces termes que se pose l’équation dans l’Est de la RDC.
Depuis les origines de la tragédie qui sévit et se vit dans la partie orientale du pays avec le Kivu comme épicentre, tout le monde en connaît les principaux agents causaux. Personne n’ignore que le M23, comme ses sinistres devanciers, ne sont que des masques. Mais, par quête de longévité au pouvoir sans finalement vrai pouvoir pour certains, par carriérisme appelé pudiquement réalisme pour d’autres et même par affairisme pour d’autres encore, les pouvoirs rd congolais d’hier et d’aujourd’hui s’enferment dans le piège de ceux pour qui la guerre obéit à des objectifs géostratégiques incompatibles avec l’unité et l’intégrité de la RDC.
Moralité : même la ligne accommodante (vu du monde anglo-saxon et des voisins) suivie par le Président Tshisekedi est loin de produire les résultats attendus pas les Congolais. Parce que, précisément à rebours de Kinshasa où la pétition de principe le dispute à la bonne foi à l’état pur, les vrais détenteurs de l’agenda dans les Grands-Lacs -puissances occidentales et leurs technostructures, Kigali, Kampala…) travaillent à l’émasculation à dose homéopathique de la RDC. Une guerre d’usure dans la guerre dont la finalité est de faire admettre in fine la mutualisation de l’Est comme un mal pour un bien. En fait, de mutualisation, il est question de mutilation territoriale.
Autrement, comment comprendre que, malgré le trésor de diplomatie déployé par Félix-Antoine Tshisekedi sur fond d’ouverture tous azimuts à tous les voisins « problématiques » de l’Est, les lignes ne bougent toujours pas? Bien au contraire, les rébellions-écrans, à l’instar du M23, continuent d’opérer et de se replier dans leurs bases-arrières naturelles.
C’est une fois de plus à la frontière rwandaise -Gikeri- que les rebelles du Mouvement du 23 mars se sont recroquevillés ! Repli stratégique révélateur si besoin en est encore. José NAWEJ