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Le Maroc, de Tanger à Lagouira
Comment parler du Maroc sans l’Atlantique et vice-versa ! Impossible. Tant tout l’Est du Royaume est « marié » ad vitam aeternam avec l’Océan Atlantique. Les connaisseurs du Maroc pluriséculaire parlent non sans pertinence de « Tanger à Lagouira » pour désigner le Royaume.
Tanger étant la pointe nord du Maroc à quelques encablures des côtes espagnoles. Et Lagouira, l’extrême sud du Royaume dans les très marocaines provinces du sud. Autrement, le Sahara marocain.
Voilà donc un pays condamné – au sens positif du terme- à avoir une politique atlantique tant cette dernière structure son âme.
Ce n’est pas tout. Le même Océan Atlantique arrose des pays situés juste dans la profondeur africaine du Maroc. Cette vaste région qui traverse tout l’espace CEDEAO pour lequel le Maroc est à la fois la porte d’entrée et de sortie en termes de mobilité des personnes, des biens et du commerce avec l’Europe.
Par le Sahara marocain, avec ses deux villes phares Laayoune et Dakhla, le Royaume devient chaque jour un peu plus un hub économique pour non seulement l’Afrique de l’Ouest, mais en plus le reste de la partie subsaharienne du Continent.
En organisant la réunion ministérielle des riverains de l’Atlantique, Rabat entend voir les pays africains concernés faire chorus pour tirer parti collectivement de la Mare nostrum. Cela passe notamment par une coopération en matière de sécurité.
Sécuriser la façade Atlantique suppose, en effet, en finir avec tous ces groupes armés et même ces organisations terroristes qui écument la bordure ouest du Continent.
Pays – hôte, le Maroc fait face dans sa partie sud à un conflit régional – vestige de la défunte guerre froide dont les acteurs- alibi se trouvent être les séparatistes du tristement célèbre polisario. Un mouvement qui représente d’autant moins les populations du Sahara marocain que celles- ci ne ratent pas le moindre scrutin pour élire massivement leurs représentants tant aux niveaux local, provincial que national. Pour le coup, le qualificatif » conflit artificiel » va comme un gant au dossier Sahara.
Dans la capitale du Royaume, les observateurs équilibrés sont d’avis qu’il faille embrayer sur le lien évident entre séparatisme et terrorisme pour une fois de plus décourager en combattant à l’unisson toutes les velléités séparatistes, terreau de tous les terrorismes qui retardent l’intégration des économies du Continent.
Sans être en la matière le seul cas de figure, l’exemple du Maroc est instructif à plus d’un titre.
A quelques heures de l’ouverture de la réunion ministérielle des pays africains dont question, l’Océan Atlantique imperturbable continue à longer les côtes marocaines de Tanger à Lagouira. Un mariage indissoluble dont la fille aînée est l’intégrité territoriale d’un royaume droit dans ses bottes vieilles de … plusieurs siècles. José Nawej, depuis Rabat