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Le Cifor-ICRAF contribue à la protection de la biodiversité en Afrique centrale
Dans la recherche de solutions pérennes à la protection de la biodiversité, la criminalité environnementale ou encore le conflit homme-faune font actuellement l’objet d’attention des acteurs du secteur environnemental. Le Centre de recherche forestière internationale et le Centre international de recherche en agroforesterie (CIFOR-ICRAF) a saisi l’opportunité de la conférence sur la criminalité environnementale et le conflit homme-faune, tenue récemment au Gabon, pour présenter les résultats de ses travaux menés principalement en Afrique centrale.
Ces recherches qui ont duré pendant plus de deux ans, ont servi à montrer comment les études sur les sciences sociales peuvent aider à comprendre des informations écologiques et de mieux informer les décideurs sur les prises de décision. Le programme Recherche Appliquée en Ecologie et en Sciences Sociales, en appui à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (RESSAC), ont lancé 26 appels à projets, axés sur les questions d’écologies et de science sociale.
Les recherches sur la problématique complexe du conflit homme-faune, ont pour objectif d’éclairer la prise de décision des politiques et à proposer des solutions innovantes pour une coexistence harmonieuse entre les communautés humaines et la faune sauvage. En outre, le projet de vie sociale des forêts ovigines vise à comprendre les différentes facettes, les interactions que les humains ont avec les forêts de l’weindo. Les recherches qui sont toujours en cours montrent néanmoins que les populations accordent de plus en plus d’intérêt au sujet du conflit humain éléphant.
Mise en lumière des données essentielles
Les présentations du CIFOR-ICRAF, lors de la tenue de ces assisses, ont mis en lumière des données essentielles pour une meilleure compréhension des dynamiques en jeu et l’élaboration des stratégies efficaces pour réduire les tensions et protéger les écosystèmes fragiles. Cette rencontre a aussi permis de constituer une plateforme d’échange indispensable pour les décideurs, les chercheurs et les parties prenantes, tout en soulignant l’importance d’une approche collaborative pour relever les défis environnementaux actuels et futurs.
La présentation de l’édition 2025 du rapport de l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC), intitulé «État des forêts d’Afrique centrale, mise en œuvre des conventions internationales sur l’environnement», a joué une partition importante dans l’étude des défis persistants auxquels les États de la région sont confrontés dans l’application de leurs engagements environnementaux internationaux. De même, l’ébauche du rapport de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) sur l’état des aires protégées d’Afrique centrale a ouvert la voie à la récolte des recommandations des diverses parties prenantes, dans la perspective de finaliser cet ouvrage majeur. Sa publication est prévue avant la COP 30, qui se tiendra à Belém au Brésil.
En marge de cette rencontre de haut niveau, les chercheurs du CIFOR-ICRAF ont organisé l’atelier de renforcement des capacités en gestion et analyse de statistiques des données en faveur des doctorants venus de quelques pays de la sous-région. Et aussi, rencontré le Ministre gabonais de l’Enseignement Supérieur qui a promis son soutien pour l’organisation, en novembre prochain à Libreville, d’un colloque scientifique international dont l’objectif sera de partager les résultats à mi-parcours du programme RESSAC, une initiative financée par l’Union européenne.
Fyfy Solange TANGAMU