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Le bilan s’alourdit, des obsèques nationales prévues ce samedi
Le bilan des bombardements qui ont touché le quartier lac Vert à Goma, la semaine dernière, s’est alourdi de manière dramatique. Une délégation gouvernementale congolaise envoyée sur place a annoncé hier jeudi 09 mai un nouveau décompte faisant état de 35 morts et 37 blessés. Entre-temps, des obsèques nationales
Le gouvernement congolais organise les funérailles nationales ce week-end
La délégation gouvernementale a pour mission d’apporter une assistance humanitaire d’urgence aux victimes et d’organiser les obsèques nationales des personnes décédées.
Initialement, les autorités congolaises avaient fait état d’un bilan de 14 morts en début de semaine. Mais de nombreux cas graves parmi les blessés, dont des femmes et des enfants, n’ont pas survécu à leurs blessures.
«Le gouverneur nous a communiqué le bilan à ce jour. Ce bilan qui a évolué était de 14 morts, il est aujourd’hui fixé à 35 morts et 37 blessés. Nous avons décidé d’organiser les obsèques le samedi prochain. Une délégation de Kinshasa nous rejoindra également le samedi. Toutes les dispositions sont prises pour que ces obsèques soient dignes des fils du pays qui ont perdu leur sang pour l’intégrité de notre territoire», a déclaré le ministre Modeste Mutinga à la presse locale.
Ces frappes, qui seraient dues à des obus tombés sur des zones habitées en provenance des lignes de front avec le M23, constituent l’incident le plus meurtrier depuis les massacres de Kishishe commis par ce mouvement rebelle en novembre 2021. Les quartiers touchés à Goma abritaient de nombreux déplacés internes fuyant justement les exactions du M23 et de l’armée rwandaise.
Les membres de la délégation gouvernementale se sont insurgés contre l’inaction de la communauté internationale face à de telles tragédies qui coûtent régulièrement la vie à des civils congolais, dont des femmes et des enfants.
«Il est inadmissible qu’on ne s’intéresse au Congo que pour la matière première mais lorsque des vies humaines sont fauchées à longueur de journée, ça n’interpelle pas», a dénoncé Albert Fabrice Puela, ministre des Droits humains. Le gouvernement congolais attend des actions concrètes pour mettre fin à ces violences qui frappent les populations civiles.
Christian-Timothée MAMPUYA