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‘’L’amour de Trump pour le Congo’’, le Pr Jean-Claude Matumweni se veut sceptique
L’accord de paix RDC-Rwanda ou l’accord de Washington n’arrête de faire parler des personnalités de tous bords. Politiciens, scientifiques, citoyens lambda... chacun va de ses analyses de ce texte qualifié d’historique. Ce, sous toutes ses coutures. Le prof Jean-Claude Matumweni Makwala a scruté l’enthousiasme de ses compatriotes face au comportement actuel du président américain Donald Trump à l’égard de leur pays. Il estime que l’amour que les Congolais pensent obtenir de l’homme le plus puissant du monde pour leur pays est factice, qu’il n’est pas sincère.
«L’enthousiasme des Congolais pour le soi-disant amour de Trump pour le Congo étonne. On s’émeut même parce que Trump aurait dédié une prière au Congo. Franchement ! », s’indigne M. Matumweni sur son compte Facebook.
Le prof de l’Unisic, ex-Ifasic appuie son scepticisme sur deux remarques comme arguments. Au fait que Donald Trump aurait dédié une prière au Congo, il oppose le 7ème verset du chapitre 21 du livre de Mathieu. «Deux remarques à ce sujet, écrit-il. 1. Ce n’est pas parce qu’il prie pour nous qu’il est sincère. Lire à ce propos Mathieu 7 : 21: ‘’Ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur ! Seigneur ! qui verront le royaume des cieux».
Pas seulement. Le professeur Jean-Claude Matumweni analyse les agissements des politiciens américains dont l’agir est conditionné exclusivement par les intérêts de leur pays. Deux exemples lui servent d’arguments
«Plus importante encore, renchérit-il, est la priorité que les hommes d’Etat américains accordent à leurs intérêts. Deux illustrations le démontrent. La première concerne le célèbre Abraham Lincoln, mondialement connu pour l’abolition de l’esclavage, ce qui vaut à l’Amérique une guerre entre le Nord abolitionniste et le sud esclavagiste. Peu de gens connaissent sa déclaration : ‘’Si j’avais été convaincu que l’esclavage était une bonne chose pour l’Amérique, je l’aurais maintenu’’. Si ma mémoire est bonne, ce propos est rapporté par Kwame Nkrumah dans son ouvrage ‘’Africa must unite !’’ (L’Afrique doit s’unir)»
Et de conclure par une anecdote plus récente concernant le truculent Nguz, ancien Premier ministre sous Mobutu. «La seconde illustration concerne Ronald Reagan. Une anecdote rapporte que, lorsque Nguz Karl-I-Bond se mit en tête de chasser Mobutu du pouvoir dans les années 80, il sollicita l’appui de la Maison Blanche. Reagan, alors président, aurait demandé à ses conseillers si les intérêts américains étaient menacés au Zaïre. Que non ! lui répondit-on. Alors Reagan déclara qu’il n’y avait aucune raison pour lui de chasser Mobutu».
«Que cela enseigne les Congolais». Voilà ce que le Pr J.-C Matumweni propose aux Congolais comme enseignement à tirer du comportement des Occidentaux, des hommes d’Etat américains, en particulier.
Kléber KUNGU