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L’ambassade des USA honore les réalisations des femmes cinéastes
En ce mois dédié à la femme, l’ambassade des États-Unis a voulu exprimer son soutien à l’égard des femmes à travers le cinéma. A cet effet, la représentation américaine en RDC , a projeté, hier lundi 21 mars, en avant première, des réalisations de neuf cinéastes principalement des femmes. Deux vidéos de 5 minutes, fruits de ce groupe de cinéastes, formés, grâce au programme » Arts-Envoy » du département culturel de l’ambassade, ont captivé l’attention des invités.
La première vidéo, avec pour titre » Molaso » relate l’histoire d’une jeune fille de 18 ans, qui se prostitue pour gagner sa vie. La deuxième dénommée » Diane » est un documentaire portrait d’une adolescente souffrant de double personnalité.
L’ambassadeur des USA, Mike Hammer, a, dans son mot de circonstance, expliqué les raisons de relater des histoires qui ne sont pas toujours connues de nos écrans.
» Nous voyons souvent les mêmes histoires, sous les mêmes perspectives passer en permanence sur nos écrans soit du téléphone ou soit de la télévision.
Et nous voulons parfois y apporter des changements. Raconter des histoires qui brillent d’une lumière rarement vue à l’écran, c’est exactement ce que tous les cinéastes ici présents ont aujourd’hui la possibilité de faire. Chacun a une voix et une histoire à raconter« , a renseigné le diplomate américain.
Il a, pour ce, cité Nia DaCosta, une réalisatrice et scénariste afro-américaine, devenue la première femme afro-américaine à faire ses débuts au cinéma en tant que numéro un. « Je veux juste raconter de bonnes histoires de manière à mettre en lumière des vies rarement vues à l’écran, car les histoires peuvent faire avancer l’humanité« , a-t-elle déclaré.
Le pouvoir du cinéma
L’ambassadeur a également souligné l’importance du cinéma. « Le cinéma a le pouvoir de nous aider à mieux comprendre nos voisins et nos communautés. Cela évoque en nous une variété d’émotions allant de la joie – lorsque nous voyons un film mettant en lumière une histoire à succès – à la tristesse – lorsque l’objectif de la caméra se concentre sur les injustices subies par les autres. Le cinéma a la capacité d’appeler les autres à agir et à remédier aux inégalités dont nous avons été témoins à travers nos écrans.«
Après une formation de trois semaines, les participants ont reçu des certificats des mains de Mike Hammer. » Cette formation nous a permis de mieux connaître le monde du cinéma et les notions qu’on ignorait. Et la plus belle des expériences c’est la réalisation de ces vidéos « , a indiqué Jered Modua, participant.
Cette formation consiste à amener les jeunes hommes et jeunes femmes à faire les premiers pas dans le cinéma et surtout à raconter leur propre histoire. Fyfy Solange TANGAMU