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Deux élèves d’une école du quartier Biautu, dans la commune de Beu à Beni, ont été interpellés lundi 1er décembre 2025 par des éléments de la police alors qu’ils se trouvaient hors de leur établissement scolaire pendant les heures de cours. Selon les premières informations, ces apprenants ont été surpris en pleine consommation de stupéfiants dans un coin réputé dangereux, situé en contrebas de la colline Kareji.
Les deux élèves ont été maîtrisés par des policiers déployés dans la zone, qui agissent depuis plusieurs semaines pour mettre fin aux dérives observées dans ce secteur. D’après les témoins, d’autres jeunes se trouvant sur les lieux ont réussi à s’échapper dès l’arrivée des forces de l’ordre, prenant aussitôt une direction inconnue. Cette situation relance le débat sur l’accessibilité des stupéfiants aux mineurs et l’usage fréquent de certains endroits comme refuges pour des activités illicites pendant les heures scolaires.
Dans le quartier Biautu, plusieurs habitants affirment que l’espace où ces élèves ont été attrapés serait progressivement transformé en un marché pirate. Des vendeurs s’y installeraient régulièrement pour écouler des drogues en petites quantités, dont les consommateurs seraient en majorité des élèves venant de différentes écoles environnantes. Ces témoignages confirment la présence d’un réseau informel qui profite du relâchement de la surveillance des apprenants pour étendre ses activités.
Le phénomène des élèves visibles dans les avenues pendant les heures de cours devient de plus en plus récurrent dans cette partie de la ville de Beni. De nombreux jeunes, souvent retardataires, sont remarqués tôt le matin dans les quartiers situés entre les écoles Bungulu, Basayi, Budji, Hekima et Kitumaini, alors qu’ils devraient déjà être en classe. Les autorités éducatives locales s’inquiètent de cette tendance qui fragilise la discipline scolaire et expose les enfants à des comportements à risque.
Face à cette montée préoccupante, plusieurs acteurs du secteur éducatif se sont récemment réunis avec l’ANAPECO pour examiner la situation. Au cours de cette rencontre, le sous-Proved Kambale Kibonge Robert a exhorté les responsables scolaires, les parents et les services de sécurité à renforcer la collaboration. Il a insisté sur la nécessité de travailler en synergie afin d’éradiquer le phénomène des élèves errant dans les avenues durant les heures des cours.
Les interpellations du lundi apparaissent ainsi comme une nouvelle illustration d’un problème plus large, mêlant absence de suivi parental, proximité des zones à risque et présence active de vendeurs de stupéfiants dans certains coins du quartier. Les autorités promettent de poursuivre les opérations de contrôle et appellent la communauté à dénoncer toutes les formes de délinquance juvénile afin de restaurer un environnement sain et sécurisé pour les apprenants de Beni.
Pascal NDUYIRI, à Beni