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La ville de Bandundu en liesse après la réouverture de la faculté de médecine de l’Uniband
La faculté de médecine de l’Université de Bandundu est de nouveau opérationnelle. La décision du ministre Muhindo Nzangi est tombée le mardi 23 août dans l’après-midi. Comme une trainée de poudre, la nouvelle s’est répandue à travers la province.
Le recteur de l’Uniband, l’abbé Guy Nkayilila s’est envolé pour Bandundu, ville située a un jet de pierre de la capitale.
Une grande foule toute joyeuse a accueilli l’abbé recteur Guy Nkayilila à sa descente d’avion. Il a été ovationné comme nulle autre autorité : honneur de la police universitaire, une marche spontanée de soutien au recteur et à tout le comité de gestion, fanfare au son et rythme endiablé avec comme chanson phare « Lokuta monene » qui n’est pas sans rappeler les heures de gloire du Maréchal Mobutu.
La joie était telle qu’on n’a pas senti les 4 km qui séparent l’aéroport de Basoko du site de l’Uniband. Et comme pareille décision a un parfum politique, le nom de Fatshi Béton s’est bien vendu dans cette ville de Bandundu pourtant réputée bastion de l’opposition depuis les années Kabila. Bandundu se range toujours derrière Kinshasa.
SUSPENSION CONSIDEREE COMME UNE GRANDE HUMILIATION
La suspension de la faculté de médecine, la plus grande que compte l’UNIBAND, avait été considérée comme une grande humiliation. Pas seulement pour les autorités académiques, mais aussi pour chaque habitant de cette contrée.
Depuis, on attendait, et beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Le nouveau comité de gestion avec, à sa tête l’abbé Guy Nkayilila surnommé » le Luc Gilon du Kwilu« , a tout fait pour que cet établissement d’enseignement supérieur atteigne le standard requis: deux cliniques ont poussé de de terre, dont l’une sur le site même de l’Université. En outre, une grande bibliothèque est installée avec des ouvrages récents qui mettent la science à la portée des apprenants et du corps scientifique. Perfectionniste, impénitent devant l’Éternel, Guy Nkayilila est allé au delà. Grâce à son leadership, l’Uniband est connectée au wifi depuis juillet dernier. Ce qui permet aux étudiants de mener des recherches. Ils sont en contact avec le reste du monde. Qui plus est, l’enseignement en ligne est effectif grâce au centre d’excellence dirigé par le professeur Mukadi.
L’UNIBAND, COMPLEXE DE SUPERIORITE
Toujours à l’actif de l’actuel comité de gestion, l’Uniband affiche complet pour ce qui est du corps académique avec la nomination de nouveaux professeurs, sortis des universités les plus prestigieuses de la planète. En fait, si l’Uniband a quelque complexe, ce n’est plus celui d’infériorité comme hier, mais celui de supériorité, comparée à grand nombre d’établissements d’enseignement supérieur du pays. Voilà qui explique des paroles de bénédiction à l’endroit du recteur.
Place Gare, quartier Caravane, c’est la Tshangu de Bandundu ville. Deux dames vendent du poisson fumé : Henriette, la soixantaine révolue, a des larmes de joie qui coulent. Grâce à ses petites ventes, elle prend en charge sa petite fille, étudiante en médecine.
» Mais il était où depuis longtemps? Qui a déniché ce recteur qui nous fait tant de bien? Je n’ai personne à Kin. Ce recteur a sauvé les études de ma petite fille. C’est elle qui représente l’espoir de la famille« , se réjouit la dame. Les témoignages de ce genre sont légions sur le parcours. C’est la grande fête pour toute une ville qui s’est souvent trouvée en position de laissé-pour-compte. Gabriel Kwambamba Mampem/Correspondance particulière