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La Tunisie réussit bien ses réformes économiques et politiques
Les discussions entre la Tunisie et le Fonds Monétaire International sur un nouvel accord au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) destiné à soutenir les politiques et les réformes économiques des autorités ont été fructueuses. L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé qu’elle s’attende à ce que la Tunisie obtienne un accord avec le FMI au cours du second semestre 2022, au motif que les créanciers officiels sont prêts à soutenir le pays après l’approbation par voie de référendum de la nouvelle constitution, le 25 juillet dernier.
Selon les résultats préliminaires de cette consultation populaire, 94,6 % des électeurs ont approuvé la nouvelle Loi fondamentale du pays. Onze ans après la chute de la dictature de Ben Ali, dans un pays qui a beaucoup souffert de la dominance des islamistes sur la vie politique. La majorité des Tunisiens veulent changer le pays et sanctionner les responsables des détournements de fonds et de l’augmentation du chômage (16,1 %).
Le scrutin a été précédé d’une consultation électronique portant notamment sur la nature du régime politique et du mode de scrutin des élections législatives. La majorité de ceux qui ont pris part à la consultation ont opté pour un régime présidentiel.
Il est à indiquer que l’Etat tunisien consécutif à la révolution était impotent, car la constitution tunisienne telle qu’elle était formulée a imposé des équilibres ayant abouti à une quasi-paralysie. Il était, par conséquent, important pour le président Saïed, garant du bon fonctionnement de l’Etat, d’amender cette constitution et de la soumettre à un référendum. Ce qui ouvrira la voie à une souplesse dans l’exercice du pouvoir, afin d’éviter les blocages imposés notamment pour les partis islamistes et notamment Ennahda.
La nouvelle Constitution approuvée va remplacer celle de 2014 élaborée suite à la révolution, qui avait mis en place un système parlementaire et limitait les pouvoirs du Chef de l’État, après plus de 23 ans sous le règne de Zine el-Abidine Ben Ali.
Nouvelle constitution, un socle important pour le Président de la République
Le nouveau texte permet au Président de la République de nommer le Chef de gouvernement et les Ministres ainsi que de les révoquer. Le Parlement est désormais composé de deux chambres : l’Assemblée des représentants du peuple, élue au suffrage universel, et un Conseil des régions et districts (une nouveauté) dont les membres sont élus au suffrage indirect. Les prochaines élections législatives sont d’ailleurs prévues le 17 décembre prochain.
Le président tunisien Kaïs Saïed bénéficie d’un socle important de soutien populaire. Ce soutien est à la fois fondé sur l’approbation de son projet, sur un espoir qu’il améliorera leur situation socio-économique et aussi sur le rejet des partis associés à la gestion post révolution 2011. La dimension anti-Ennahda, parti issu de la matrice islamiste que la majorité des Tunisiens tient pour responsable des échecs durant les dix années de la transition, est très importante.
Le Président Kaïs Saïed a promis de « construire une nouvelle république fondée sur la vraie liberté, la vraie justice et la dignité nationale ». Selon lui, « Il n’y a pas de dignité pour les nations sans le respect de la dignité de leurs citoyens ». Cette refonte, il la considère comme le prolongement de la « correction de cap » engagée le 25 juillet 2021 à cause des blocages politico-économiques.
« La Tunisie est l’une des destinations préférées des congolais pour les études, les soins médicaux et le tourisme. Il y a plus de 4500 étudiants congolais dans ce pays d’Afrique du Nord et plus de 1000 patients congolais par an se soignent là-bas. Au regard de ses prix compétitifs et de son infrastructure sanitaire qui n’a rien à envier à celles des pays occidentaux, la Tunisie occupe une très bonne place sur le continent africain dans le domaine du tourisme de santé après l’Afrique du sud. D’après un rapport de la « North Africa Health », réalisé par l’Oxford Business Group, il y a environ une année, la Tunisie est un pays reconnu dans le domaine médical, notamment grâce à ses soins en thalassothérapie, « chaque année, environ 500.000 patients étrangers recherchent des soins hospitaliers dans les hôpitaux et la Tunisie a une excellente réputation en chirurgie esthétique », lit-on dans ce rapport. Mamous