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La Haute cour militaire condamne à mort Kabila pour trahison
La Haute cour militaire de la République démocratique du Congo a prononcé, hier mardi 30 septembre, la peine de mort à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila. Il est reconnu coupable de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel, sans qu’aucune circonstance atténuante n’ait été retenue en sa faveur.
Ce verdict marque un pas historique dans la vie politique et judiciaire congolaise, car jamais un ancien chef d’État n’avait été jugé et condamné à une telle sentence dans le pays.
Le procès, ouvert depuis plusieurs mois, avait vu le ministère public requérir, dès le 22 août, la peine capitale, estimant que Joseph Kabila avait joué un rôle déterminant dans les activités rebelles. La Cour a établi que l’ex-président agissait comme chef de la coalition AFC/M23, organisant de véritables réunions d’état-major et effectuant des inspections dans les camps du M23 à Goma et Bukavu. Ces faits, jugés accablants, ont scellé la décision de la juridiction militaire.
Au cours de l’audience, plusieurs questions connexes ont également été abordées. Par ailleurs, la demande du ministère public visant la mise sous séquestre de ses biens a été rejetée, privant ainsi l’État congolais d’un levier supplémentaire dans ce dossier. Jugé par contumace, l’ancien président n’était pas présent à l’audience, mais la nationalité congolaise lui a été reconnue.
Pascal NDUYIRI