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La Ceinture et la Route : un chemin vers moins de pauvreté et plus de croissance économique
Le président chinois Xi Jinping, dans sa vision de la Ceinture et la Route (Belt and Road), veut insuffler une nouvelle dynamique à la coopération entre la Chine et le reste du monde. C’est ainsi que l’ancienne Route de la Soie a été remise à jour. Ce faisceau de route aussi bien maritime que terrestre permettait des échanges commerciaux entre l’Asie et l’Europe qui remonte à 2000 avant notre ère. La Ceinture et la Route du XXIème siècle entend non seulement promouvoir la coopération mais aussi faciliter le commerce et les échanges culturels entre la Chine et les autres pays. Avec, à la clef, construire un nouveau chemin de fer pour relier la Chine à tous les autres pays engagés dans cette initiative en Asie et en Europe. Mais également construire plusieurs corridors maritimes vers l’Afrique et l’Amérique du Sud.
Aujourd’hui, dix ans après sa mise en œuvre, la Ceinture et la Route compte plus de 150 pays et 32 organisations internationales à avoir signé plus de 200 documents de coopération avec la Chine. Car, pour le président chinois, la construction conjointe de la Ceinture et la Route se voit offrir d’importantes possibilités. « Nous devons faire preuve d’une grande fermeté dans notre stratégie, saisir les opportunités stratégiques…la construction conjointe de qualité de la Ceinture et la Route, nous permet de bâtir ensemble la communauté de destin pour l’humanité », a déclaré Xi Jinping.
SORTIR 7,6 MILLIONS DE PERSONNES DE L’EXTREME PAUVRETE
Selon un rapport de la Banque mondiale, la construction conjointe de la » Belt and Road » pourrait aider à sortir 7,6 millions de personnes de l’extrême pauvreté modérée dans le monde à l’horizon 2030. La Ceinture et la Route compte plusieurs réalisations à son actif en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique latine. La Chine a déjà réalisé une centaine de projets importants en Afrique dans la construction de routes, ports et aéroports. A titre d’exemple, les chemins de fer Djibouti-Addis-Abeba, Mombasa-Nairobi. L’autoroute Port-gentil Omboué au Gabon, la réhabilitation de l’aéroport de Comores, le port de Djibouti, etc.

La création des milliers d’emplois en Afrique
Dans le secteur de l’interconnexion des infrastructures, hormis les réalisations telles que le pont central de Padma au Bangladesh et autres, des projets de grande envergure sont également visibles en Afrique notamment la création des zones économiques et de bases industrielles. La Zone de coopération économique et commerciale de Suez en Égypte, avec un investissement total de 1 milliard de dollars américains. Actuellement, 77 entreprises y sont installées et plus de 3 500 employés locaux y travaillent. La Zone économique spéciale dans la ville de Sihanouk au Cambodge a accueilli 118 entreprises, y compris des industries et des services, et créé près de 20.000 emplois. Il y a lieu de citer aussi la zone industrielle Orientale en Ethiopie avec 82 parcs industriels créés à l’étranger qui a donné lieu à plus de 300.000 emplois créés. Au Maroc, une usine d’automobile capable de produire 200.000 voitures par an.
La Chine vise dans ce programme à faciliter le commerce avec les pays partenaires de la Ceinture et la Route. En 2018, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique était de 204,2 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 19,7%. En 2022, le volume a augmenté de 11,1% pour atteindre 282 milliards de USD. Depuis son lancement, » la Ceinture et la Route » a boosté le développement de la coopération économique entre la Chine et les autres pays du monde dont la République démocratique du Congo.

En janvier 2021, la RDC, pays solution en termes de production des minerais stratégiques, est le 45ème pays africain à adhérer à l’initiative. La coopération sino-congolaise a, depuis des années, produit des réalisations à impacts visibles. Dans le domaine des infrastructures, la Chine s’affirme comme partenaire fiable et de premier plan de la RDC. Plus de 40 entreprises chinoises participent activement à la réalisation des projets liés au bien-être du peuple congolais. On peut citer le stade des Martyrs, le Palais du peuple (siège du Parlement), l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Ndjili avec une capacité de 150 lits. Sans oublier l’installation de points d’approvisionnement en eau potable. Telle est la liste non exhaustive des réalisations de la Chine en RDC au cours des décennies passées.
Des ouvrages »non comment »
Pas seulement. Tout récemment, la construction de nombreux ouvrages emblématiques tels que l’hôpital général de référence de Lubumbashi, les centrales hydro électriques de Zongo II dans le Kongo Central et de Busanga dans le Lualaba , la route nationale Bunagana-Rutshuru-Goma au Nord-Kivu, les boulevards Lumumba, du 30 juin, Triomphal, Tshatshi, les avenues Libération, de la Démocratie, du Tourisme, Nzolana à Kinshasa, les hôpitaux du Cinquantenaire de Kinshasa et de Kisangani, les stades à à Kalemie, Goma, à Bukavu et à Bunia, la construction du centre culturel de l’Afrique Centrale.

Une coopération qui laisse des traces indélébiles à travers le pays et qui aujourd’hui font la fierté du peuple congolais. Lorsqu’on parle du partenariat sino-congolais, les Congolais sont en mesure non seulement de parler mais de montrer les infrastructures fruits de ce partenariat, comme à l’instar du stade des Martyres, lieu de grandes manifestations populaires à ce jour. Et dire que les partenariats avec d’autres pays n’ont pas donné lieu à ce genre d’ouvrages. L’inauguration des rocades de Kinshasa, ensemble d’une route périphérique asphaltée de circulation à grande vitesse longue de 63 km de deux voies dans les deux sens développera le réseau routier du pays. Et nul ne pourrait contredire que le développement des infrastructures mène au développement économique d’un pays.
Qualifiée autrefois de troc, la coopération sino-congolaise a changé de nature, passant d’une logique de troc à une logique commerciale. Selon des sources chinoises, » la RDC fournit à la Chine principalement les minerais à l’état brut. 90% de cuivre et cobalt congolais sont exportés vers la Chine. Et la RDC, par contre, importe de la Chine les produits manufacturés : textiles, appareils électro ménagers, téléphones, ordinateurs, consommables, bicyclettes, équipements médicaux… Il convient de signaler que la RDC est l’un des pays africains qui attirent le plus d’investissements directs chinois, qui s’élèvent à plus de 10 milliards USD. Les investissements chinois contribuent de façon concrète et durable au développement économique de la RDC, mettant en valeur les atouts du pays en ressources naturelles. Ces investissements directs ont comme incidence la création de plus de 10. 0000 emplois locaux « .
Sur le plan de la formation, la Chine fournit plus de 50 bourses d’études par an aux Congolais pour former des techniciens agricoles et des techniciens en infrastructures. Elle accueille régulièrement des fonctionnaires, des officiers militaires, des acteurs culturels, des chercheurs, des membres des partis politiques, des journalistes, les leaders de la jeunesse en voyage d’études.
Une coopération qui a permis au pays la réintroduction au commerce formel
La coopération minière entre la Chine et la RDC non seulement matérialise le gagnant-gagnant mais assure aussi la promotion de la communauté de destin et de l’initiative » Belt and Road « . Sur le plan économique, cette coopération est avantageuse pour la RDC car elle a favorisé non seulement l’augmentation de la demande en minerais par la Chine, mais aussi la hausse des prix des matières premières entrainant ainsi l’amélioration des recettes d’exportation et de terme d’échange, ainsi que l’augmentation des investissements chinois en RDC et la création d’emplois.
Cette coopération a contribué à réintroduire la RDC dans le circuit international du commerce formel, dont elle s’est trouvée à l’écart plusieurs décennies durant. Il existe, certes, une longue distance géographique entre la Chine et la République démocratique du Congo. Mais ces deux pays sont rapprochés grâce à une coopération pragmatique, mutuellement avantageuse marquée par la sincérité, les résultats effectifs, l’amitié et la bonne foi. Ce qui fait que tous les projets de coopération soient conçus et réalisés pour répondre aux besoins de développement de la RDC, et dans l’intérêt commun des deux peuples.
La Chine intervient en RDC tant financièrement que techniquement sans imposer des conditionnalités. Ce qui contribue à la consolidation des relations entre les deux pays. Depuis cette dernière décennie, les deux pays amis développent un partenariat dynamique et fructueux dans divers domaines. En un mot comme en mille, la Ceinture et la Route a apporté son lot de réalisations à impact visible en Afrique et est aujourd’hui avec ses projets, une source d’entrée de devises pour les pays partenaires.
Fyfy Solange TANGAMU