Dernière minute
Société
« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
Cette expression est souvent attribuée à un proverbe chinois. Elle signifie qu’en s’éloignant des détails immédiats pour adopter un recul…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 12 octobre, à Goma, Joseph Kabila prenait la tête du Front pour la refondation de la nation, dans le sillage de l’AFC/M23. Le 21, Bruxelles le condamnait par la voix de Maxime Prévot. À…
Étranger
Sur le plateau de Gizeh, à seulement deux kilomètres des pyramides, le Grand musée égyptien (MGE) est sorti de terre. Véritable chef-d’œuvre architectural, le GME allie la grandeur du passé à l’…
Nation
Devant les membres de l’Union sacrée, Félix Tshisekedi a vivement attaqué son prédécesseur Joseph Kabila, qu’il accuse d’avoir rejoint la rébellion contre la République démocratique du Congo. Tout…
Kinshasa : le marché de Matete trempé dans un tapis de boue
À Kinshasa, la pluie est devenue un véritable cauchemar pour la population et les commerçants. Elle ne rime pas avec la célèbre maxime «Après la pluie vient le beau temps». Ici, elle annonce plutôt des heures de regrets, marquées par des routes impraticables et des marchés inondés, trempé dans un tapis de boue.
Le 24 décembre, veille de Noël, une pluie diluvienne s’est abattue sur Kinshasa, perturbant gravement la circulation et les activités économiques. Comme à chaque averse, de nombreux quartiers de la ville ont été inondés et les routes coupées. Au marché de Matete, piétons et marchands sont aux abois, contraints de se mouvoir les pieds dans la boue.
L’état de la route complique la mobilité autour du marché. Depuis l’arrêt de bus de Rond-Point Ngaba, en passant par le parquet de Matete jusqu’au marché, il est presque impossible de se déplacer sans être contraint de porter une paire de chaussures ou de sandales supplémentaires, proposées par des particuliers, moyennant quelques sous.
Un casse-tête pour les marchands et les clients
Le long du marché, les flaques d’eau stagnent dans les nids-de-poule, tandis que des amas de déchets plastiques et de sachets s’entassent, aggravant la situation. Ce décor décourage les clients venus faire leurs provisions pour les fêtes.
«C’est dommage pour nous, ici à Matete. Quand il pleut, ce marché devient un lieu à éviter. Les gens ont peur de se salir, et cela handicape nos ventes», déplore Mme Anita Mbuyi, commerçante. Maman Mireille Monzua, également vendeuse, exprime son ras-le-bol : «Je préfère vendre ailleurs que de rester ici. Nous payons l’argent du Salongo chaque samedi, mais à chaque pluie, c’est toujours la même situation».
Cette situation n’épargne pas non plus les clients. «Comment vais-je arriver jusqu’au marché ? Avec toute cette boue, c’est impossible. Je regrette même d’être venue ici au lieu de chercher ailleurs». se plaint Maman Natacha, une cliente frustrée.
Le ras-le-bol des transporteurs
Souvent les seuls à braver l’amas de boue sous leurs pieds pour transporter les passagers, les motards se disent également affectés. «L’état du marché est désastreux. Cela vient du manque d’une politique de gestion des déchets, de l’entretien du marché et du curage des caniveaux. Nous n’avons pas de choix : on est obligé d’augmenter le prix du transport», explique Christian, un motard.
Comme à Matete, la ville de Kinshasa fait face à un adversaire redoutable : la pluie. Si rien n’est fait, cette situation continuera d’entraver le quotidien des populations riveraines. Il est urgent que des actions concrètes et décisives soient entreprises pour améliorer l’infrastructure, renforcer la gestion des déchets et garantir un accès sécurisé aux marchés, même en période de pluie.
Jérémie ASOKO