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"Kindumba ya mobali bavandiselaka yango fammille te"
"Kindumba ya mobali bavandiselaka yango fammille te".
"La prostitution (ou l'infidélité/le libertinage) d'un homme/mari n'appelle pas à en débattre en famille". Débutons l'analyse de cette phrase par l'arranger : le mot "famille" s'écrit avec un seul "m", contrairement à la "fammille" que comporte la phrase.
Cette expression signifie qu'un mari doit cacher ses écarts de conduite, ses infidélités ou ses vices à la famille de sa femme pour préserver la paix, garder le respect mutuel et sauver l'honneur du couple, particulièrement du mari.
Par extrapolation, cette expression peut signifier que du mariage naît l'union de deux personnes (l'époux et l'épouse), mais également des familles du couple. Exposer les fautes minimes ou graves d'un homme (comme l'infidélité ou le libertinage) devant sa belle-famille est vu comme un manque de sagesse et un manque de respect envers lui. Cette discrétion est exigée pour respecter l'alliance.
Ainsi, en gardant le silence, on évite d'humilier publiquement le mari infidèle qui pourrait devenir la risée du quartier. Prendre une telle option évite un conflit majeur : Si les beaux-parents sont au courant, une petite crise conjugale peut se transformer en un grave conflit entre familles. Pas seulement. Cela est de nature à protéger le couple. Il est prudent que les problèmes intimes se règlent à l'intérieur du foyer car impliquer la belle-famille dans un tel problème rend la réconciliation beaucoup plus difficile. En plus, ne pas exposer le mari sert à sauvegarder la réputation du mari car un homme dont on étale les faiblesses en public perd l'estime et la considération de ses beaux-parents et de l'entourage.
A tout prendre, cet adage privilégie la discrétion et la diplomatie familiale. Elle ne cherche pas à encourager l'infidélité, mais à rappeler que étaler le désordre de la vie privée d'un mari en public ou devant la belle-famille détruit l'équilibre des relations familiales.
Par ailleurs, le fait de ne pas traiter publiquement l'infidélité du mari, c'est-à-dire en associant la famille, donne une autre explication à cette démarche : dans la culture africaine, dans certaines traditions, l'infidélité du mari ne paraît pas une faute grave aux yeux de l'opinion. Cela est considéré comme un fait normal entrant dans le comportement toléré de l'homme. Par contre, un tel comportement de la part d'une femme mariée suscite une désapprobation générale qui conduit souvent à un divorce.
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Kléber KUNGU