Dernière minute
Société
Bakosa yo te. Mboka nionso mokonzi azalaka kaka moko!". Cette phrase en lingala se traduit en français par : "Ne te laisse pas tromper. Dans tout pays, il n'y a qu'un seul chef !". Elle vient d'un véhicule Mercedes Benz Sprinter 313. Un principe cher aux dirigeants africains!…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Bâtit sur les rives de la méditerranéen, la ville d'Alexandrie fondée, en 331 avant J.-C. par Alexandre le Grand, est un lieu mythique. Deuxième plus grande ville d'Egypte, avec plus au moins six…
Nation
Face à l'aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, les eurodéputés belges Elio Di Rupo et Hilde Vautmans exhortent l'Union…
Kasaï : Un chavirement d'une baleinière a fait plus de 150 morts sur la rivière Kasaï
Les opérations de recherche se poursuivent, hier jeudi 2 juillet 2026, au lendemain du chavirement d'une baleinière motorisée sur la rivière Kasaï, dans la province du Kasaï. Le naufrage, survenu près de l'embouchure de la rivière Sankuru, a fait plus de 150 morts, selon un bilan encore provisoire, tandis que plusieurs dizaines de passagers restent portés disparus.
L'information a été confirmée par le coordonnateur national de l'Association pour le développement des riverains du Kasaï (ADRK), Job Olondo. Il indique que l'embarcation transportait plus de 200 personnes au moment du drame. Selon lui, une trentaine de rescapés ont pu être repêchés, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver d'éventuels survivants et récupérer les corps des victimes.
D'après les premiers éléments recueillis, la baleinière avait quitté le port de Kalina, à Ilebo, aux environs de 20 heures, à destination de la province du Sankuru.
Selon Job Olondo, plusieurs voyageurs avaient préféré renoncer au voyage en raison de la surcharge de l'embarcation et de son état jugé préoccupant.
MANQUE DE RIGUEUR DANS LE CONTROLE DES EMBARCATIONS
" L'embarcation a quitté le port de Kalina vers 20 heures. Certains passagers, estimant qu'elle était trop chargée, ont préféré descendre avant le départ. Malheureusement, c'est à proximité de l'entrée de la rivière Sankuru que le pire est arrivé. En plus de la surcharge, plusieurs planches de cette baleinière étaient déjà vétustes ", a-t-il déclaré.
Le responsable de l'ADRK déplore également un manque de rigueur dans le contrôle des embarcations avant leur départ. Il estime que les services compétents auraient dû empêcher la navigation d'un bateau transportant un nombre aussi élevé de passagers, particulièrement en pleine nuit.
Ce nouveau naufrage remet une fois de plus en lumière les défis récurrents de la sécurité fluviale en République démocratique du Congo.
Les accidents impliquant des embarcations sont fréquents sur les fleuves, rivières et lacs du pays, où la surcharge, les voyages nocturnes, la vétusté des bateaux et le non-respect des règles de navigation figurent parmi les principales causes des drames.
Malgré les mesures annoncées à plusieurs reprises par les autorités pour renforcer les contrôles, les naufrages continuent de faire de nombreuses victimes. Plusieurs organisations de la société civile plaident pour un contrôle plus strict des embarcations, la modernisation du transport fluvial et l'application effective des normes de sécurité afin d'éviter que de telles tragédies ne se répètent.
Félix MULUMBA Kalemba