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Kasaï-Central : les enseignants de Demba dénoncent des salaires impayés
Dans le territoire de Demba au Kasaï-Central, la situation devient préoccupante au sein du corps enseignant. Plusieurs professionnels de la craie montent au créneau pour dénoncer des retards répétés dans le paiement de leurs salaires. Une réalité qui, selon eux, crée un profond malaise dans ce coin de la province.
Soutenus par la société civile locale, à travers son coordonnateur territorial Marcel Masanka, les enseignants évoquent une gestion inéquitable des rémunérations par l'État congolais. Ils affirment que des disparités persistantes sont observées entre les enseignants affectés dans les grands centres urbains et ceux qui exercent en milieu rural ou à l'intérieur du territoire.
Sous couvert d'anonymat, un enseignant exprime son désarroi: "Comment l'État peut-il payer régulièrement les enseignants des grandes villes et laisser ceux de l'intérieur sans salaire ou avec des retards répétés ? Sommes-nous des enseignants de seconde zone ?"
D'après les témoignages recueillis, les enseignants de Demba affirment ne pas avoir perçu leurs salaires des mois de janvier et février. Une situation qui alimente frustration et inquiétude, notamment face aux charges familiales et aux exigences du quotidien. Pour sa part, Marcel Masanka se dit préoccupé par les répercussions sociales et pédagogiques de ces retards. Il redoute une démotivation progressive des enseignants, susceptible d'impacter la qualité de l'enseignement et le bon déroulement du calendrier scolaire. Il met également en garde contre un sentiment d'abandon grandissant parmi les agents de l'État affectés dans les zones rurales.
Le coordonnateur de la société civile appelle ainsi les autorités provinciales et nationales à intervenir rapidement pour régulariser les arriérés et garantir un traitement équitable à tous les enseignants, indépendamment de leur lieu d'affectation.
À ce jour, aucune communication officielle n'a été rendue publique pour éclairer l'opinion sur les causes de ces retards. En attendant, les enseignants de Demba espèrent une réponse rapide afin d'éviter une crise plus profonde dans le secteur éducatif local.
Félix MULUMBA Kalemba