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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Kasaï Central : la Société civile fustige l’imposition des frais scolaires "exorbitants"
Un arrêté provincial fixant les frais scolaires pour l'année 2025-2026 dans la province du Kasaï-Central provoque une vague d'indignation. La décision, signée par le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu N'konko, mal digérée par les acteurs de la Société civile. Nombre d’entre eux jugent «exorbitants» les montants imposés qui ne correspondent pas aux réalités économiques des familles.
La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) du territoire de Kazumba a été la première à monter au créneau. Jean-Carret Muyaya, le président de la NSCC locale, dénonce des montants "trop élevés". Il insiste sur le fait que la décision ne prend pas en compte les disparités entre les zones urbaines et rurales. Selon lui, les parents des territoires, qui peinaient déjà à couvrir les anciens frais, se retrouvent désormais dans une situation intenable.
"Les parents s'étaient déjà habitués aux anciens taux", a-t-il affirmé, appelant le gouverneur à revoir sa copie. Jean-Carret Muyaya a notamment plaidé pour une différenciation des frais entre les villes et les territoires, afin d'adapter les coûts à la capacité de paiement des populations locales.
DES PLAINTES DES PARENTS
Les mécontentements ne se limitent pas à la NSCC. Président de l'Association nationale de parents d'élèves et étudiants de Kazumba, Benoît Ilunga a demandé au gouverneur de reconsidérer sa décision face à la "flambée" des taux.
L'arrêté fixe les frais de scolarité mensuels à 5 000 FC pour le niveau maternel et entre 6 000 et 9 500 FC pour le niveau secondaire, selon les filières. Des frais de fonctionnement pour les écoles privées ont également été déterminés. Pour de nombreux parents, ces chiffres sont bien au-delà de leurs moyens. D’où, leur crainte de voir leurs enfants déscolarisés.
Cette situation met le gouvernorat provincial sous pression et ouvre un débat crucial sur l'équité de l'accès à l'éducation dans une province où les défis économiques sont particulièrement importants.
Félix MULUMBA KALEMBA