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Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
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Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
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À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Kananga: A quelques heures de l'arrivée de Judith Suminwa, l'UDPS divisée
À quelques heures de l'arrivée attendue de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka à Kananga, la situation politique dans le chef-lieu du Kasaï-Central est marquée par une absence de clarté et un climat de confusion. Aucune communication officielle ni mobilisation claire des autorités locales n'a été observée, laissant la population dans l'incertitude.
La tension est ravivée par les divisions internes au sein de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). La venue de Déo Bizibu, se présentant comme secrétaire général ad intérim de l'UDPS/Tshisekedi, est contestée par la fédération UDPS de Kananga, qui le considère comme un usurpateur. Le président fédéral intérimaire et son équipe accusent Bizibu de vouloir perturber la visite de la cheffe du gouvernement, réaffirmant leur loyauté envers Augustin Kabuya, secrétaire général reconnu par la direction nationale du parti.
Pendant ce temps, une délégation de Bizibu séjourne déjà à Kananga, annonçant une série d'activités politiques autour des questions d'actualité locales, telles que la route Kananga-Kalamba Mbuji, l'accès à l'électricité et à l'eau potable.
Face à cette cacophonie, la population reste en suspens. Ne sachant vers qui se tourner entre les camps Kabuya, Bizibu, ou encore les instances officielles, elle redoute une instrumentalisation politique de cette visite.
La maire de la ville, Rose Muadi Musube, a tenté d'apaiser la tension en interdisant toute activité publique avant et pendant la visite de la Première ministre, prévue pour ce samedi 24 mai. Mais le flou persiste.
Une situation qui met en lumière le malaise grandissant au sein du parti présidentiel et les risques de récupération politique d'un événement censé être centré sur le développement provincial.
Félix MULUMBA