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Journée mondiale de la population : L’UNFPA souligne la nécessité de faire le recensement de la population
Le monde a célébré ce jeudi 11 juillet, la journée de la population 2024. A cette occasion, la Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a déclaré que l’humanité ne pourra progresser que si chaque personne est recensée, où qu’elle se trouve et quelle qu’elle soit, dans toute sa singularité. Pour en finir avec les inégalités, pour instaurer et cultiver la paix et la prospérité, pour que l’espoir brille d’une lumière plus intense, il importe de redoubler d’efforts en faveur de l’inclusion.
«Ne pas recenser une personne, c’est la rendre invisible et, par conséquent, ne pas lui donner la possibilité d’exercer ses droits. C’est ainsi, qu’une fillette de 10 ans peut ne pas avoir accès à des soins de santé alors qu’elle se trouve en situation de déplacement à cause d’un conflit. Ou qu’une femme âgée handicapée peut ne pas pouvoir bénéficier des services de sécurité sociale lors d’une crise. Ou encore, un nouveau-né vivant dans une communauté autochtone isolée peut être privé de la protection qu’offre l’enregistrement des naissances», a-t-elle fait remarquer.
Selon la patronne de l’UNFPA, la Journée mondiale de la population 2024 offre l’occasion de s’interroger sur l’identité des personnes qui ne sont toujours pas recensées et sur les causes de cette situation, ainsi que sur les conséquences de cette défaillance pour les individus, les sociétés et les efforts qu’ils déployient à l’échelle mondiale pour ne laisser personne de côté. «Il s’agit également d’un moment qui nous invite à redoubler d’efforts afin que nos systèmes de données reflètent toute la diversité de la communauté mondiale et que, chaque personne soit prise en compte, ait la possibilité d’exercer ses droits fondamentaux et puisse atteindre son plein potentiel», a-t-elle évoqué.
Cependant, pour faire valoir les droits et les choix de celles et ceux qui sont relégués en marge de nos sociétés, il importe de les recenser chaque personne compte. «Notre riche trame de l’humanité se mesure à l’aune de son fil le plus ténu. Lorsque les données et les autres systèmes sont adaptés aux groupes les plus marginalisés, ils sont également bénéfiques au reste de la société. Voilà comment accélérer la réalisation de progrès pour tous», a soutenu Dr. Natalia Kanem.
Par ailleurs, la directrice Exécutive de l’UNFPA a fait savoir que les trente dernières années, répondant à l’appel de la Conférence internationale sur la population et le développement de 1994, les pays du monde entier ont réalisé d’énormes progrès dans la collecte, l’analyse et l’utilisation des données démographiques. De nouvelles statistiques démographiques, ventilées par âge, origine ethnique, genre et autres facteurs, reflètent la diversité au sein de nos sociétés, a-t-elle reconnu.
Pour terminer, elle a indiqué que ces avancées ont permis d’améliorer la prestation des soins de santé dans le monde entier, ce qui s’est traduit par des progrès considérables dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, et favorisant dans une très large mesure l’exercice des droits et de la liberté de choix.
Mathy MUSAU