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Jean-Marie Ntantu-Mey : «La fonction politique ne doit pas prendre en otage les autres activités en RDC»
La politique ne devrait pas prendre en otage les autres activités. Telle est la quintessence d’une récente communication de Jean-Marie Ntantu-Mey, artiste, écrivain et enseignant parvenue à Forum des As.
«La fonction politique ne doit pas prendre en otage les autres activités. La politique ne peut pas être le seul emploi. On ne peut pas obliger tout le monde à être nécessairement militant ou dirigeant d’un parti politique pour avoir un bon emploi, ou bénéficier d’une promotion», a déclaré le coordonnateur du Bureau d’actions et d’éveil culturel à l’éducation (BAC).
«Dans un pays qui se respecte, poursuit-il, on ne peut pas voir tous les jeunes courir pour être candidat à la députation. C’est malheureux qu’aujourd’hui, tous les jeunes soient des candidats députés nationaux ou provinciaux !».
«Il n’est pas normal que 33 ans après avoir combattu le parti État, qu’il revienne au galop. Au point que, quelle que soit votre expertise, votre expérience, si vous n’avez pas le soutien d’un membre d’une famille politique, voire biologique, de ceux qui sont au pouvoir, vous n’ayez pas d’emploi, encore moins de promotion», regrette le ministre honoraire des Transports et Communication.
Malade de ses dirigeants politiques
Parlant des dirigeants politiques et de leur impact dans la gouvernance du pays, le coordonnateur du BAC déplore le comportement de certains qui confondent des concepts comme état, peuple…
«Le pays est malade de ses dirigeants. Nous n’avons pas combattu le mobutisme pour retrouver d’autres partis-états, d’autres regroupements politiques-états. L’État, c’est nous tous. Il n’est pas à confondre avec ses dirigeants. Que les dirigeants de l’État ou des institutions ne se croient pas être, eux, l’État», a fait remarquer Ntantu-Mey.
«De même, ajoute-t-il, l’opposition n’a pas à croire que le peuple, c’est elle. Et que le pouvoir, c’est le diable. Nous avons combattu le MPR avec certains qui, aujourd’hui, se retrouvent au pouvoir, et qui se comportent pire que les dirigeants du MPR Parti-État».
Jean-Marie Ntantu-Mey appelle, dès lors, la presse à «accorder de l’espace au BAC qui voudrait réveiller encore, une fois, tout le monde parce que le pays est très malade». Aimé TUTI/CP