Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l'aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J'y déjà vers 8h.…
Jean-Marc Kabund: du perchoir à la déchéance
Président a.i.de l’Union pour la démocratie et le progrès social UDPS), Jean-Marc Kabund, a annoncé sa démission de la vice-présidence de l’Assemblée nationale. Ce, après l’expédition punitive des éléments de la Garde présidentielle (GR), le mercredi 12 janvier à sa résidence au quartier Kingabwa de Limete.
Pour creuser à la manière de La Fontaine, le couac de Kabund commence par son identité, ses origines. Son nom, c’est Kabunda. Il n’est donc pas du Katanga, comme il le prétend.
Le porte-étendard du parti présidentiel a commis une énième infraction flagrante à l’endroit de la GR. Certaines sources racontent que la justice militaire a voulu l’arrêter et le juger en procédure de flagrance. Il a toutefois été sauvé par la clémence du Président Félix-Antoine Tshisekedi et la sagesse du Président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso, qui a fait un plaidoyer au nom de son institution.
Dans la foulée des griefs à sa charge, Kabund est notamment reproché d’avoir fait arrêter le député Jean-Jacques Mamba et de l’avoir traîné manu militari, en culotte, et humilié devant ses enfants.
Au lieu de remercier le Chef de l’Etat et de lui devoir la fière chandelle, le vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund a fait montre d’un comportement décevant.
Dans sa famille politique, des langues se délient. Selon certaines indiscrétions, « Monsieur 520 gigas » de l’UDPS aurait procédé à un montage à l’intérieur de sa résidence pour donner l’impression que la GR a saccagé sa maison.
APRÈS LUI, LE DÉLUGE?
Au sein du parti du défunt Etienne Tshisekedi, on est d’avis que le Premier vice-président de la Chambre basse a tenu à défier l’institution Président de la République. Aux dires de ses adversaires, Kabund a laissé entendre que c’est lui qui protège le régime actuel et qu’il gérerait même les dossiers difficiles de l’Assemblée nationale.
Pire, qu’après lui, ce serait le déluge. « En réalité, Fatshi a plus d’expérience politique. Il a toujours été membre de l’UDPS depuis le début de ce parti. Pourtant, Kabund ne compte pas plus de dix ans et ne peut prétendre être au sommet. Être calife à la place du calife« , protestent ses anciens alliés du parti.
À la Chambre basse du Parlement, les députés renseignent que Kabund a été absent de la gestion de tous les grands dossiers. « Comment un homme qui a été incapable de gérer l’UDPS peut-il être au-dessus de la mêlée au sein la majorité parlementaire dans l’Union sacrée de la nation (USN)? », s’interroge-t-on?
L’ EXPERTISE MBOSO AU MENU
A cette défaillance, la sagesse, l’expertise et l’expérience de Mboso ont été d’un grand apport dans le traitement de tous les grands dossiers, en préservant la paix nationale, le prestige de l’Assemblée nationale et la dignité des députés nationaux.
L’actuel speaker de la Chambre basse était seul aux négociations avec le Front commun pour le Congo (FCC) concernant la loi organique sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Mboso a également été en première ligne pour négocier avec les confessions religieuses et la Société civile sur le dossier épineux de la Centrale électorale.
Aux combattants de l’UDPS, Kabund promet actuellement que sa décision de démissionner de l’Assemblée nationale est prise dans leur intérêt. « Ce qui est trop beau pour être vrai« , protestent les députés UDPS qui le désavouent sans autre forme de procès. MK