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Ituri : la Codeco abat un casque bleu de la Monusco !
* Thomas Lubanga toujours otage, sa libération conditionnée par la fin de l’Etat de siège
Mardi dernier, dans le territoire de Djugu, en Ituri, les soldats de la paix de la Monusco ont connu un drame. Alors qu’ils patrouillaient dans une zone totalement contrôlée par la Coopérative de développement du Congo (Codeco), ils ont essuyé des tirs venant de cette milice Lendu. Au finish, un casque bleu d’origine népalaise a péri sur le champ.
C’est le porte-parole adjoint de la Monusco qui a donné la nouvelle. Elle a été aussitôt confirmée par le porte-parole du Secrétaire général de l’Onu, sans trop de précisions sur les circonstances exactes de cet événement malheureux. Antonio Guterres rappelle à juste titre que tuer un soldat de la paix de l’ONU équivaut à un crime de guerre. Raison pour laquelle, à New York, on exige déjà qu’une enquête soit menée pour qu’on sache exactement ce qui s’est passé. Et surtout pour mettre la main sur la personne qui a abattu le casque bleu népalais.
On ne voit pas comment sur le terrain, une telle enquête qu’exige le SG de l’ONU peut être menée dans la mesure où les faits se sont déroulés dans une région aux mains de la Codeco du chef de guerre Justin Ngudjolo et non des FARDC.
Il y a une semaine, la même Monusco a perdu 8 casques bleus au cours du crash d’un hélicoptère de combat de type Puma, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. On continue à supputer sur les causes de cet accident qui pourrait être dû à un tir d’un projectile.
A ce jour, la Codeco continue à détenir 3 autres membres de la task-force présidentielle, avec leur chef Thomas Lubanga Diyilo. La milice vient de libérer trois autres otages parmi lesquels le général Germain Katanga, le colonel Ezaty et leur chauffeur.
Pour libérer Thomas Lubanga et les deux autres détenus qui restent, la Codeco rappelle ses exigences, à savoir : la fin de l’état de siège et la démilitarisation totale d’une bonne partie du territoire de Djugu. Autrement dit, n’y aura plus de troupes de l’Armée et même de la Monusco.
Pour l’instant, la Codeco contrôle déjà une bonne partie du territoire de Djugu. C’est ce qui explique cette embuscade contre la Monusco qui a vu mourir le casque bleu népalais. KANDOLO M.