Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
Arrivé à Kinshasa au mois d'octobre en cours, le nouveau diplomate et ambassadeur de la Corée du Sud en République démocratique du Congo, S.E.M. Lee Je-hyoung, s'est engagé à collaborer…
Isabelle Kibassa: « le Lualaba a aussi un potentiel important dans le tourisme, l’agro-industrie, l’artisanat… »
Candidate valable au gouvernorat du Lualaba, Isabelle Kibassa Maliba a une vision holistique pour sa province. A ses yeux, le Lualaba ne se réduit pas uniquement au cuivre ou au cobalt. Cette province a aussi un potentiel important dans le secteur du tourisme, de l’agro-industrie, de l’artisanat … Depuis ses terres de Bunkeya, cette princesse a décliné les enjeux liés à sa province d’origine au cours d’une interview accordée à la presse locale que Forum des As reprend dans son intégralité. FST
Quel est l’objectif de votre séjour à Bunkeya ?
Je suis une princesse Yeke, ici je suis chez moi. Et j’ai été plébiscitée par le peuple lualabais pour présider aux destinées de cette province. Une province qui regorge beaucoup de richesses et d’autres que l’on ne connait pas. Je ne parle pas seulement de cobalt mais de tout ce que cette province peut avoir. Il y a entre autres des sites touristiques, l’agro-tourisme, l’artisanat et pas mal d’autres potentialités. Je suis venue ici au Lualaba pour accepter le plébiscite du peuple lualabais sur ma personne.
Quelles sont vos impressions après avoir visité les sites touristiques ainsi que les réalisations de la chefferie Bayeke?
Cet endroit me rappelle beaucoup de souvenirs d’enfance. Je venais ici avec mon grand-père, Godefroid Munongo. En me recueillant devant sa tombe, je me suis remémorée ce qu’il me disait, ce qu’il m’avait appris, parce qu’il ne faut pas oublier que c’est mon grand-père Godefroid qui a donné le goût, l’envie de la politique à Frederic Kibassa Maliba, son neveu qui est mon père. J’ai comme l’impression qu’ils n’ont pas totalement terminé leur mission et je suis là sur nos terres pour continuer cette mission. Pour moi ma présence ici est une mission sacrée.
Un mot à la population et à tous ceux qui vont nous suivre
Je dirais à la population du Lualaba en premier lieu, d’oublier la peur. Cette terreur qui ne dit pas son nom, parce qu’on a vraiment l’impression qu’il y a certains qui peuvent et d’autres qui sont obligés de garder la tête sous l’eau. Nous sommes chez nous, nous pouvons faire mieux, travaillons tous ensemble pour le sort du Lualaba. Le mot que je peux mettre en avant est « soyons citoyens » c’est-à-dire nous devons tous travailler à la destinée de notre province. Pour ce, nous ne devons pas avoir peur. D’autant plus que pour une fois nous avons un président qui connait, qui connait les souffrances et est ouvert aux aspirations du peuple congolais. J’en profite pour demander à la population du Lualaba de s’enrôler. D’abord parce que c’est un devoir civique, mais aussi parce que c’est nous qui décidons de notre avenir. Le mot d’ordre c’est enrôlons-nous et décidons de notre destinée.
Aux femmes, je dirais que c’est vrai qu’elles composent 52% de l’humanité, 54% de la population du Congo sont des femmes. Et je voudrais rappeler que le vrai leadership doit être féminin. Les hommes doivent pouvoir penser aux femmes, parce qu’une femme reçoit une graine et pendant neuf mois elle vous fabrique un homme, un être humain. La femme sait s’adapter, elle peut comprendre quand le milieu change, surtout avec l’environnement. Il n’y a que la femme qui comprendra ça. Aussi je demande à tous de penser comme une femme.