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Iran : trois hauts responsables assurent la transition après la mort du guide suprême
Le gouvernement iranien a annoncé dimanche que le président Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et le juriste Alireza Arafi assureront la transition après la mort du Guide suprême Ali Khamenei jusqu'à l'élection du prochain dirigeant, ont écrit les médias internationaux.
"Le président, le chef du pouvoir judiciaire et un juriste du Conseil des gardiens assumeront la responsabilité jusqu'à l'élection du prochain dirigeant", a déclaré Ali Larijani, chef du plus haut organe de sécurité iranien.
"Ce conseil sera mis en place dès que possible. Nous travaillons à sa formation dès aujourd'hui", a-t-il ajouté.
Il a également précisé que, le gouvernement a décrété 40 jours de deuil et un processus de transition qui débute en Iran, au lendemain de la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué dans l'opération israélo-américaine baptisée "fureur épique".
Qui sont les trois hauts responsables ?
Massoud Pezeshkian, âgé de 71 ans, est le neuvième et actuel président de la république islamique d'Iran. Surnommé par certains "le docteur" parce que chirurgien de profession, le député de Tabriz, la grande ville du nord-ouest de l'Iran, avait remporté l'élection présidentielle organisée à la hâte après la mort du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère.
Au début de sa campagne, il était favorable à un réchauffement des relations entre l'Iran et les pays occidentaux, États-Unis en tête, et avait promis de négocier directement avec Washington pour la relance des pourparlers sur le nucléaire iranien. Ces derniers étaient au point mort depuis le retrait américain en 2018.
Son élection avait été entérinée par l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait approuvé le "sage, honnête, populaire et érudit Massoud Pezeshkian".
Après la mort du guide suprême iranien, le président iranien a dit que le venger était un droit et un devoir légitime", pour son pays.
"La mort de cette plus haute autorité politique de la République islamique d'Iran et d'un éminent chef du chiisme dans le monde constitue une déclaration de guerre contre les musulmans, et en particulier contre les chiites, partout dans le monde", a martelé Massoud Pezeshkian.
Gholamhossein Mohseni Ejeï 69 ans, a été promu par le guide suprême iranien en juillet 2021 pour prendre la suite d'Ebrahim Raisi. Il est le chef du pouvoir judiciaire en Iran. Ancien ministre du Renseignement de 2005 à 2009, il est considéré comme un religieux conservateur.
Le sexagénaire avait été placé sur les listes noires des sanctions américaines et européennes, il y a une quinzaine d'années, pour son rôle dans la répression d'un soulèvement populaire en 2009.
Dans une déclaration au moment de sa nomination, Ali Khamenei l'avait exhorté, à promouvoir la justice, rétablir les droits publics, garantir les libertés légitimes, veiller à la bonne application des lois, prévenir la criminalité et lutter résolument contre la corruption.
Après l'écrasement dans le sang début janvier d'un vaste mouvement de contestation iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, avait averti qu'il n'y aurait "aucune indulgence" envers ceux impliqués dans les manifestations. Le parquet a par la suite condamné certains manifestants à des peines de mort.
Alireza Arafi a été désigné en dernier par le Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime et il a rejoint le Conseil de direction intérimaire. Religieux influent âgé de 67 ans, il est enraciné dans les institutions religieuses et politiques du pays. Il siège au Conseil des Gardiens de la Révolution, organe chargé de réviser les lois et d'approuver les candidats aux élections. Il est aussi membre de l'Assemblée des experts, instance responsable notamment de la désignation du guide suprême de l'Iran.
Les États-Unis et Israël ont annoncé samedi avoir lancé des frappes sur l'Iran, appelant les Iraniens à prendre le pouvoir. L'Iran a riposté en lançant des missiles contre Israël et de très nombreuses villes du Moyen-Orient, notamment celles abritant des bases américaines.
Plusieurs explosions ont notamment eu lieu à Téhéran, Ispahan, Doha, Dubaï, Abou Dhabi, au Koweït, à Bahreïn… Dans la soirée, Donald Trump a annoncé que l'ayatollah Ali Khamenei avait été tué, ce que les médias officiels iraniens ont confirmé quelques heures plus tard.
ACP