Dernière minute
Société
L'accès à la terre, au financement agricole et aux infrastructures figure parmi les enjeux soulevés lors du lancement, jeudi 15 octobre à Kinshasa, de la quinzaine consacrée à la Journée internationale de la femme rurale. A cette occasion, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a présidé, vendredi 04 Joumada 1er 1448 H correspondant au 16 octobre 2026, au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de nomination des membres du…
Nation
L'atelier de perfectionnement des éducateurs d'académies de football congolaises s'est poursuivi, hier mercredi 14 octobre au stade Tata Raphaël, à Kinshasa. Au menu de la deuxième journée, le…
Zozo Machine s’insurge contre les interpellations abusives de jeunes portant des dreadlocks
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le rappeur Zozo Machine s’en est pris aux services de sécurité congolais qui, accuse-t-il, traumatisent les jeunes en les interpellant systématiquement sur la base de leur style capillaire.
Porter des dreadlocks ou des boucles d’oreilles ne fait pas de quelqu’un un « kuluna » (malfaiteur), s’est insurgé l’artiste. Selon lui, nombreux sont les jeunes cibles de ces contrôles abusifs qui sont en réalité de simples footballeurs, artistes ou DJ.
» Je fais cette vidéo par rapport au traumatisme que connaissent beaucoup de jeunes à Kinshasa à cause de longs cheveux, de locks et des boucles d’oreilles. Porter des locks ou mettre des boucles d’oreilles ne signifie pas qu’on est kuluna. Pourquoi arrêtez-vous seulement les hommes? N’existe-t-il pas aussi des femmes kulunas ? Nous sommes choqués« , s’interroge-t-il.
Zozo Machine dénonce le fait que certains agents jugent le physique plutôt que les actes. « Avoir de longs cheveux ne signifie pas être voleur », a-t-il lancé. Il souligne également l’absurdité de ne cibler que les hommes alors qu’il peut exister des femmes impliquées dans des actes répréhensibles.
Pour le rappeur du groupe MPR, ces interpellations fréquentes traumatisent les jeunes et doivent cesser. Il appelle les autorités à revoir leur méthode de travail et à faire preuve de discernement pour ne pas jeter l’opprobre sur une catégorie de la population sur des critères aussi superficiels que la coiffure.
« Au milieu des jeunes que vous étouffez, beaucoup sont des footballeurs. Les cheveux, c’est de l’art. Beaucoup parmi eux vous coupent les cheveux, vous et vos enfants. Les cheveux, c’est un art. Nulle part il est dit qu’avoir beaucoup de cheveux est synonyme d’être un voleur. Ceux qui détournent l’argent du pays sont ceux qui ont les cheveux coupés, ils ne portent pas des locks comme nous, arrêtez de traumatiser les jeunes « , tempête celui qui se surnomme le général Sankumaka.
Son coup de gueule intervient dans un contexte où le port des dreadlocks reste stigmatisé en RD Congo contrastant avec sa popularité croissante chez les jeunes, notamment dans le milieu du sport et de la musique. Reste à voir si le message sera entendu par les responsables de la sécurité.
Christian-Timothée MAMPUYA