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WWF alerte: le taux des populations d’espèces sauvages de taille moyene a baissé de 73% dans le monde
Le taux des populations d’espèces sauvages de taille moyenne a baissé de 73% en seulement 50 ans dans le monde. C’est ce que révèle le Rapport » Planète vivante » 2024 du Fonds mondial pour la nature (WWF) rendu public le 10 octobre dernier.
Les déclins les plus importants des populations d’espèces sauvages observées ont été enregistrés en Amérique latine et dans les Caraïbes (-95 %), en Afrique (-76 %) et dans la région Asie-Pacifique (-60 %).
Le déclin des populations d’espèces sauvages peut servir d’indicateur d’alerte précoce de l’augmentation du risque d’extinction et de la perte potentielle d’écosystèmes sains. Lorsque les écosystèmes sont endommagés, ils cessent de fournir à l’humanité les avantages dont elle dépend – air pur, eau et sols sains pour l’alimentation – et peuvent devenir plus vulnérables aux points de basculement.
Les sommets internationaux sur la biodiversité et le climat qui se tiendront prochainement – COP16 et COP29 – sont l’occasion pour les pays de se montrer à la hauteur de l’enjeu. WWF appelle les pays à élaborer et à mettre en œuvre des plans nationaux pour la nature et le climat (NBSAP et NDC) plus ambitieux, comprenant des mesures visant à réduire la surconsommation mondiale, à stopper et à inverser la perte de biodiversité nationale et importée, et de surcroît à réduire les émissions, le tout de manière équitable.
WWF exhorte les gouvernements à débloquer davantage de fonds publics et privés afin de pouvoir agir à grande échelle et de mieux aligner leurs politiques et actions en matière de climat, de nature et de développement durable. Les gouvernements et les entreprises doivent agir pour éliminer rapidement les activités ayant un impact négatif sur la biodiversité et le climat, et réorienter les financements des pratiques néfastes vers des activités qui permettront d’atteindre les objectifs mondiaux.
Perte de la nature et changement climatique
Kirsten Schuijt, directrice générale de WWF International, a indiqué : « La nature lance un appel de détresse. Les crises liées à la perte de la nature et au changement climatique poussent la faune et les écosystèmes au-delà de leurs limites, avec des points de basculement mondiaux dangereux qui menacent d’endommager les systèmes de survie de la Terre et de déstabiliser les sociétés« .
La Directrice générale de WWF International a renchéri sur une note d’espoir: « Bien que la situation soit désespérée, nous n’avons pas encore dépassé le point de non-retour. Nous disposons d’accords et de solutions à l’échelle mondiale pour mettre la nature sur la voie de la régénération d’ici à 2030, mais jusqu’à présent, nous n’avons guère progressé sur le plan de la mise en œuvre et l’urgence n’est pas au rendez-vous. Les décisions prises et les mesures adoptées au cours des cinq prochaines années seront déterminantes pour l’avenir de la vie sur Terre. Nous avons le pouvoir – et la possibilité – de changer la trajectoire. Nous pouvons restaurer notre planète vivante si nous agissons maintenant« .
Pour sa part Andrew Terry, Directeur de la conservation et de la politique à la ZSL, a affirmé que « L’indice Planète vivante met en évidence la perte continue des populations d’espèces sauvages à l’échelle mondiale, et cet amincissement de l’arbre de la vie nous fait courir le risque de franchir de dangereux points de basculement« .
Fyfy Solange TANGAMU