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Violation des droits de l’homme dans l’ Est de la RDC : Judith Suminwa informée de l’intention de la CNDH de saisir les instances internationales
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka s’est entretenue hier mercredi 03 juillet 2024, dans son cabinet de travail, avec une délégation de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), conduite par son Président Paul Nsapu Mukulu.
La cheffe du gouvernement qui revient d’une récente tournée dans l’est du pays a profité de cette rencontre pour alerter aussitôt la CNDH sur de nombreux cas de violations massives des droits de l’homme dans cette partie du pays, en vue de trouver des solutions appropriées.
Pour sa toute première sortie officielle depuis son entrée en fonction le mercredi 12 juin dernier, la Première ministre a choisi les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu dont les populations sont victimes de l’insécurité et des crimes les plus graves perpétrés par les groupes armés ainsi que par les terroristes du M23 et l’armée rwandaise, rapporte une dépêche de la Cellule de communication de la Primature.
LES AGRESSEURS REPONDRONT UN JOUR DE LEURS CRIMES
Dans son allocution à l’Assemblée nationale lors de son investiture et de son équipe le 12 juin, la Première ministre avait prévenu que la » République démocratique du Congo se défendra, face à nos agresseurs, ainsi qu’à leurs complices, ceux qui massacrent tous les jours nos paisibles populations, qui décapitent nos enfants, nos frères, qui violent nos sœurs, nos mamans, qui pillent nos richesses « . Tôt ou tard » ils répondront de leur barbarie et de leurs crimes devant la justice « , avait-elle conclu.
» Nous avons parlé des questions des valeurs de dignité humaine avec tout ce que nous déplorons dans l’Est du pays où la RDC est attaquée. La situation de l’invasion, des attaques du Rwanda et de l’Ouganda, les conflits armés. Face à cette situation qui n’est pas reluisante, nous sommes en train de nous organiser pour argumenter davantage et présenter au niveau des instances internationales cette situation pour que justice soit faite à la RDC « , a indiqué le président de la CNDH au sortir de l’audience.
La cheffe du gouvernement et ses hôtes ont, outre la situation sécuritaire de l’est, fait également le tour d’horizon de la situation socio-économico-politique du pays afin de dégager des pistes de collaboration effective entre leurs deux institutions pour l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans le pays.
JUDITH SUMINWA TOUT OREILLES
Par ailleurs, le patron de cette institution d’appui à la démocratie a également informé la Première ministre des difficultés auxquelles la CNDH est confrontée. C’est tout oreilles que Judith Suminwa Tuluka a suivi l’intervention de Paul Nsapu Mukulu. Elle a promis de s’impliquer pour permettre à la CNDH de bien remplir sa mission.
» Nous avons aussi parlé du fonctionnement, des difficultés qui sont d’une institution comme la nôtre. La Première ministre en est consciente et promet de s’y pencher compte tenu du rôle de la CNDH en ce moment où la RDC figure à l’ordre du jour des grands rendez-vous internationaux pour examiner sa situation. La CNDH doit se présenter avec son rapport alternatif. Nous devons aller défendre notre pays « , a renchéri le président de la CNDH.
En tant qu’institution d’appui à la démocratie, la CNDH est un organe technique et consultatif chargé de la promotion et de la protection des droits de l’homme en RDC. La loi du 21 mars 2013 portant son organisation et fonctionnement dispose qu’elle veille au respect des droits de l’homme et des mécanismes de garantie des libertés fondamentales.
Kléber KUNGU