Dernière minute
Société
Près de 200 étudiants en provenance des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment des zones sous contrôle de l’AFC-M23, ont rejoint l’Université de Kisangani pour poursuivre leur cursus académique. Ce déplacement intervient après la suspension, en août dernier, des activités de plusieurs…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
L’Europe a décidément de robustes relents colonialistes dans sa manière d’être et dans sa façon de faire. Pour Sebta, Melilla et les îles voisines, elle prend fait et cause pour l’Espagne et pour…
Nation
Des diplomates, des hommes d’affaires, des amoureux de la gastronomie et autres convives ont dégusté des plats à la saveur marocaine, le samedi 10 octobre dans la soirée sous la houlette de l’…
Vers un plan opérationnel concerté pour rétablir l’autorité de l’État dans l’Est
Le gouvernement congolais affine sa riposte institutionnelle face à la fragilité persistante de l’Est du pays. Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a clôturé à Kinshasa un atelier stratégique consacré à l’harmonisation des interventions pour la restauration de l’autorité de l’État dans cette région en proie à l’insécurité.
Durant cinq jours, les représentants des services étatiques administration territoriale, défense et sécurité ont travaillé de concert avec les partenaires du secteur humanitaire. Objectif : aligner les actions, clarifier les responsabilités et consolider une feuille de route commune. À l’issue des échanges, un plan opérationnel intégré a été adopté, articulé autour de quatre axes majeurs : sécuritaire, socio-économique, humanitaire et institutionnel.
Sur le terrain, les priorités sont concrètes. Il s’agit notamment de réhabiliter les écoles endommagées par les violences, d’apporter un accompagnement psychologique aux enseignants affectés par le traumatisme des conflits, de distribuer des kits scolaires aux élèves et de restaurer les bâtiments administratifs ainsi que les infrastructures publiques. Au-delà de la reconstruction matérielle, l’ambition affichée est de recréer un environnement propice au retour de l’administration et à la reprise d’une vie communautaire normale.
Cette approche intégrée vise à rompre avec les interventions dispersées du passé. En harmonisant les initiatives, le gouvernement entend renforcer la cohérence de l’action publique et restaurer progressivement la présence effective de l’État dans les zones fragilisées.
Représentant le système des Nations unies, Cristina Hoyos, conseillère du Coordonnateur résident, a salué la dynamique enclenchée. Elle a toutefois insisté sur la nécessité d’adosser cette feuille de route à un cadre budgétaire «clair et réaliste», condition essentielle pour traduire les engagements en résultats tangibles.
Dans l’Est de la RDC, où l’autorité de l’État est mise à rude épreuve par les groupes armés et les crises humanitaires à répétition, le défi reste immense. Mais à travers ce plan concerté, Kinshasa veut afficher une volonté : passer de l’intention à l’action, et replacer l’État au cœur de la reconstruction.
Jérémie ASOKO