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Tshikapa : le franc congolais s'apprécie, les prix stagnent et le pouvoir d'achat s'effondre
La réalité économique à Tshikapa (Kasaï) est frappée par un paradoxe qui défie la logique monétaire voire économique : malgré une baisse significative du taux de change depuis plus d'un mois (passant de 1 USD = 2 800 FC à 2 100 FC), les prix des produits de consommation de base et des biens importés demeurent inchangés sur les marchés locaux, selon un constat fait hier jeudi 20 novembre lors de notre ronde dans les différents marchés de Tshikapa. Cette situation accentue la précarité et suscite l'incompréhension générale.
L'appréciation du franc congolais n'a eu aucune incidence positive sur le panier de la ménagère, pénalisant lourdement les familles dont les revenus sont généralement en FC.
Une famille qui dépensait 28 000 FC (équivalant à 10 USD au taux ancien) pour un repas journalier doit aujourd'hui débourser 28 000 FC pour les mêmes produits. Cependant, au taux actuel, 28 000 FC représentent désormais plus de 13 USD, alors que l'équivalent de 10 USD (21 000 FC) ne suffit plus à acheter le repas habituel. Le pouvoir d'achat basé sur le revenu en FC a donc été réduit de facto.
Les prix de plusieurs produits de consommation courante, souvent des biens importés, illustrent ce manque d'harmonisation.
Cette résistance des prix à la baisse, malgré la dépréciation du dollar, est souvent le signe d'une spéculation ou d'un manque de concurrence orchestré par les structures commerciales. Les revendeurs semblent adopter une politique de prix "à sens unique", s'ajustant rapidement en cas de dépréciation du FC, mais résistant en cas d'appréciation.
Face à cette situation qui défie toute logique économique, les habitants de Tshikapa expriment leur frustration et leur incompréhension.
Les regards se tournent désormais vers le ministère de l'Économie nationale et les services provinciaux de régulation. Les consommateurs réclament une intervention urgente pour surveiller les structures commerciales et lutter contre la rétention et la spéculation; et garantir également une harmonisation réelle entre l'évolution du taux de change et les prix de vente sur le marché, afin de protéger le pouvoir d'achat de la population, particulièrement vulnérable dans cette économie informelle.
La population se pose la même question : combien de temps faudra-t-il attendre pour que les bénéfices de la stabilité monétaire soient enfin ressentis dans le quotidien des ménages ?
Félix MULUMBA Kalemba