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Tshikapa : bagarre à ciel ouvert entre deux responsables des écoles conventionnées islamiques
Une scène jugée choquante s’est produite hier lundi 9 février à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï : deux responsables des écoles conventionnées islamiques (ECI) du Kasaï 1 se sont affrontés physiquement en pleine journée.
Il s’agit du coordinateur provincial, Hussein Kenda, et du coordinateur sous-provincial, Harouna Kisambu Kileza Shakiki, qui en sont venus aux mains sous le regard des passants ainsi que de plusieurs enseignants.
D’après des témoins, l’incident est lié à une décision de suspension prise contre le coordinateur sous-provincial. Contestant cette mesure qu’il juge injustifiée, Harouna Kisambu affirme qu’il serait plutôt à l’origine de la dénonciation concernant la disparition de plusieurs matériels informatiques, faits qui figureraient parmi les éléments retenus contre lui.
Refusant de se soumettre à la décision, l’intéressé aurait poursuivi l’échange avec son supérieur hiérarchique. La discussion a dégénéré en une bagarre à hauteur de Filaire, dans la commune de Dibumba 2, provoquant l’indignation des personnes présentes.
Plusieurs griefs reprochés à Harouna Kisambu
Dans sa lettre, Hussein Kenda reproche à Harouna Kisambu plusieurs griefs, notamment des pratiques assimilées à des antivaleurs, du népotisme, le remplacement abusif d’enseignants, une attitude d’insubordination, ainsi que la perception illégale de frais liés aux cartes de service.
Selon le document administratif, ces frais seraient évalués à 10 dollars américains par chef d’établissement et par enseignant.
La correspondance évoque également un détournement présumé de vingt (20) ordinateurs et vingt-deux (22) chargeurs, destinés aux élèves du collège Madame Liliane, depuis le 9 mai 2023.
De son côté, Harouna Kisambu Kileza Shakiki rejette ces accusations, qu’il qualifie de non fondées, niant toute implication dans la disparition du matériel évoqué.
L’administration précise que la mesure prise contre l’intéressé était une suspension préventive de vingt jours, période accordée afin de permettre au coordinateur sous-provincial de présenter officiellement sa version des faits.
Cependant, l’évolution de la situation vers un affrontement physique a provoqué une onde de choc au sein de l’opinion locale, ternissant l’image de la gestion administrative des ECI dans cette partie de la province.
Félix MULUMBA Kalemba