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A travers son Asbl Pakadjuma Résilience : Eliane Kibubi, une avocate dévouée pour la cause des femmes et d’enfants de Pakadjuma
Avocate au barreau de Matete, Eliane Kibubi est surnommée »la dame de fer » (iron women) par son entourage. Elle est également l’initiatrice de l’ASBL Pakadjuma résilience qui appuie, accompagne et soutient les femmes et enfants de Pakadjuma. » On ne peut pas aujourd’hui avoir un développement sans la participation de la femme « , affirme la jeune dame.
Un corps svelte, taille fine, la trentaine, Eliane Kibubi fait de l’éducation des enfants et des femmes son cheval de bataille. « L’éducation est l’arme la plus puissante, qu’on puisse utiliser pour changer le monde, et nous considérons que l’autonomisation des femmes comme des hommes passent inéluctablement par l’apprentissage« , déclare-t-elle souvent, paraphrasant Nelson Mandela.

Consultante sur les Violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) et éducation, cette diplômée de la colline inspirée (Université de Kinshasa) à l’intime conviction que le sexe, ne doit pas être considérer comme une activité génératrice de revenu.
C’est ainsi qu’à travers son Asbl, elle donne aux femmes de ce coin de la capitale, qui ont comme activité principale le commerce du sexe, les armes nécessaires afin de leur redonner espoir et construire l’avenir de leurs enfants.
Créer l’équilibre social
Pour ce faire, la structure a mis en place quelques programmes pour la réinsertion sociale et l’autonomisation de ses femmes, gardiennes de l’ombre de l’urbanité kinoise. » Il s’agit, dans ces programmes, de dispenser des cours d’alphabétisation fonctionnelle à ces femmes. Leur apprendre à compter l’argent, ceci leur permet d’acquérir une mental résilient » a expliqué l’avocate.
« Nous avons également Maman batela mombongo, le programme qui nous permet d’appuyer les activités génératrices. Les programmes sur la Santé de la reproduction font aussi partie de nos interventions » a indiqué la coordinatrice de Pakadjuma résilience.
Son défi c’est d’avoir un grand centre de formation en alphabétisation et métiers. Et aussi inciter les femmes aux activités génératrices des revenus. « La formation pour moi, est un des moyens de lutter contre la pauvreté . Elle permet de créer l’équilibre social. Je suis particulièrement contente de contribuer à la transformation des vies de ces femmes et enfants de Pakadjuma « .
Eliane Kibubi a, au cours de sa carrière professionnelle participé au Programme d’invitation des personnalités d’avenir (PIPA) à Paris, en 2023. Elle a été aussi Conseiller juridique dans une entreprise de la place, Responsable DRH Et Consultant administrative et reporting. Elle a, en outre, rédigé quelques articles sur la participation de la femme dans la société en développement.
A ses heures perdues, Eliane Kibubi s’adonne à la lecture, aux arts ou se rince les yux en visionnant les matches de V. Club, son équipe favorite. Fyfy Solange TANGAMU