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Selon une étude, 74,3% d'enfants sont pauvres en terme monétaire en RDC
Une étude menée sur la pauvreté monétaire et les privations multidimensionnelles des enfants en République Démocratique du Congo (MODA 2025) a démontré que 74,3 % d'enfants congolais vivent dans des ménages pauvres au sens monétaire. Aussi, l'étude note que la pauvreté monétaire et multidimensionnelle des enfants sont toutes deux très élevées en RDC, mais reflètent des réalités différentes selon l'accès aux services et les territoires.
Les résultats de cette étude ont été validé au cours d'un atelier technique, ce mardi à Kinshasa. Cette étude a été réalisé au niveau national avec comme échantillon, les enfants de 6 mois à 17 ans.
A l'ouverture de cet atelier, le Secrétaire général au ministère du Plan et de la Coordination de l'aide au développement, M. Daniel Epembe a affirmé que la Première ministre, Judith Suminwa, cheffe du Gouvernement place la protection et l'épanouissement de l'enfant au cœur de l'action gouvernementale, un levier essentiel d'un développement durable et inclusif.
Il a indiqué que cet atelier revêt une importance stratégique en ce qu'il vise à doter la RDC d'un instrument analytique capable d'orienter les politiques publiques et d'accélérer l'atteinte des objectifs de développement durable (ODD), tout en traduisant un engagement collectif en faveur de solutions concrètes et durables. " Notre action s'inscrit dans une planification fondée sur des données probantes. L'analyse des privations multidimensionnelles des enfants en constitue un pilier essentiel car elle nous permet d'agir avec justesse pour briser le cycle de la pauvreté", a-t-il mentionné.
Malgré son potentiel économique, a-t-il reconnu : " la RDC reste confrontée à des défis majeurs, avec 73,5 % de la population vivant sous le seuil international de pauvreté fixé à 2,15 dollars par jour en 2024, tandis que 74,6 % des enfants subissent des privations multiples dans des domaines essentiels, tels que la santé, l'éducation, la nutrition, l'eau, l'assainissement, le logement, la protection et l'accès à l'information".
Le Sg Epembe a soutenu que l'étude MODA-RDC constitue un outil stratégique majeur car elle s'appuie sur les données actualisées de l'EDS 2023-2024 afin de fournir une base analytique solide pour orienter la planification nationale, sectorielle et provinciale. Il n'a pas manquer de rappeler que la protection et l'épanouissement de l'enfant constituent une priorité pour le Gouvernement.
SOUTIEN DE L'UNICEF A L'APPROCHE MODA
Prenant la parole, la représentante adjointe de l'UNICEF, Mme Mariame Sylla a exprimé le soutien de son agence aux côtés du Gouvernement congolais, de l'approche MODA centrée sur l'enfant, fondée sur les droits humains, sensible aux cycles de vie et orientée vers l'équité.
D'après elle : " la pauvreté multidirectionnelle fait face à une proportion encore plus élevée d'enfants, notamment en milieu rural et dans certaines province ou le niveau de privations dépasse 90%. Cela confirme une évidence essentielle qu'un enfant peut ne pas être pauvre monétairement, tout en étant privé de service essentiel indispensable à son développement et à son avenir ".
Mme Sylla a souligné : "l'étude démontre, en plus que la pauvreté des enfants en RDC dépasse la seule dimension monétaire et se manifeste par des privations multiples affectant leur bien-être". A ce sujet, a-t-elle poursuivi : " près de 8 enfants sur 10 subissent au moins trois privations simultanées, notamment en matière d'accès à l'éducation, à l'eau potable, à l'hygiène, à l'assainissement et à une nutrition de qualité. Plus d'un tiers des enfants font face à des privations sévères touchant au moins cinq dimensions essentielles".
A l'entendre : " les enfants vivent la pauvreté différemment des adultes, un enfant peut appartenir à un ménage non pauvre, tout en étant privé de services fondamentaux, tels que les soins de santé, une alimentation adéquate, une éducation de qualité ou encore l'accès à l'eau potable et à l'assainissement ". Le numéro 2 de l'Unicef en RDC a mis l'accent sur l'importance de l'enregistrement des naissances, qui reconnaît l'enfant comme individu et garantit ses droits.
Pour terminer, Mme Sylla a expliqué que selon les données présentées : " les privations commencent dès le plus jeune âge et persistent jusqu'à l'adolescence.
La situation est particulièrement préoccupante en milieu rural et dans certaines provinces où le niveau de privations dépasse 90 %, confirmant le caractère structurel et profondément enraciné de la pauvreté infantile en RDC".
Pour rappel, l'atelier de validation était organisé par le ministère du Plan avec l'appui financier de l'Unicef.
Mathy Musau