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Retard dans la paie des cadres et agents de la Fonction publique: la sincérité des banques partenaires mise à rude épreuve
Jusqu'hier lundi 9 février 2026, la plupart des cadres et agents de la Fonction publique n'avaient pas encore touché leurs salaires. Pourtant, il y a peu les banques auxquelles le gouvernement a confié la charge d'assurer cette tâche avaient annoncé la programmation de la paie dans leurs différentes agences. D'où, est venu le non-respect de ce calendrier qu'elles -mêmes ont rendu public ?
À ce propos, certains analystes reviennent sur les propos du pasteur Godé Mpoyi tenus en novembre 2025, au début de l'appréciation du franc congolais par rapport à la devise américaine. Il avait déclaré en son temps que cette appréciation n'était pas fondée sur des bases objectives et qu'à un moment donné, le gouvernement aura de sérieuses difficultés de payer ses agents et fonctionnaires. Est-ce vrai que l'embellie de la monnaie nationale a des répercussions sur le retard observé actuellement dans la paie des employés de l'État? Seuls, les monétaristes avérés peuvent nous expliquer correctement.
Néanmoins, il y a de quoi émettre des soupçons sur le comportement des banques qui ont signé un accord avec le gouvernement pour assurer la paie agents et fonctionnaires de l'État. Leur sincérité doit être remise en question. Dans les coulisses, elles font croire que le gouvernement ne respecte pas certaines clauses de leur partenariat. Si tel est le cas, pourquoi ne peuvent-elles pas remettre sur la table les éléments de leur contrat?
Mais, une chose est sûre : à chaque paie, les agents et fonctionnaires se plaignent de la manière dont leurs banquiers les font danser. Tantôt, il manque des liquidités dans leurs distributeurs, tantôt c'est la carence des frais congolais, mais il y a des dollars américains. Ces manœuvres frisent une certaine tricherie dans le but de gagner plus au détriment des ayant-droits. Le Comité de suivi de la paie des agents et fonctionnaires est appelé à ouvrir l'œil et le bon pour sauvegarder les intérêts des employés de l'État.
Exploiter la piste de la CADECO ...
Pour réduire tant soit peu ce défi auquel est confronté le gouvernement dans la paie régulière et dans les délais, deux voies peuvent être exploitées. Il y a d'abord la redynamisation la Caisse nationale d'épargne du Congo (CADECO). Cette institution bancaire a l'avantage de disposer d'antennes dans presque toutes les provinces du pays, contrairement à des banques partenaires du gouvernement dont le champ d'activités est limité. Le fait qu'elle soit une entreprise étatique l'oblige à coopérer sincèrement avec l'État, tandis que les banques visent avant tout leurs intérêts.
En second lieu, le gouvernement devrait organiser un contrôle sérieux pour assainir le fichier de paie de ses agents et fonctionnaires. Il est reconnu qu'il y a à boire et à manger dans l'administration de la RDC. Le désordre est tel que le trésor public rémunère énormément des personnes qui ne rendent aucun service à l'État. Des multiples contrôles diligentés par le gouvernement n'accouchent que des souris jusque-là. Malheureusement, les agents qui effectuent cette tâche ne s'acquittent pas correctement de leur mission. Au contraire, ils favorisent la fraude.
Pour mettre fin à ce désordre, il importe que le gouvernement mette en place une autre stratégie pour arriver à l'assainissement du fichier de paie en détectant les nombreux fictifs et les élaguer de listings de paie. Ainsi, le montant colossal alloué à la paie des agents et fonctionnaires sera sensiblement réduit à la baisse. À des grands maux, des grands remèdes, dit-on. Pour préparer les omelettes, il faut casser les œufs, affirme un adage.
Muke MUKE