Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
Étranger
Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
Trente ans après le massacre de l'hôpital de Lemera, au Sud-Kivu, Human Rights Watch (HRW) exhorte la communauté internationale à briser le cycle de l'impunité en République démocratique du Congo…
Résultats des analyses de l’IPC de 2021- 2022 : La situation en RDC reste alarmante pour le Pam et le Fao
Le Programme Alimentaire Mondial(Pam) et l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notent une légère amélioration de la situation des personnes en insécurité alimentaire aiguëe en RDC. C’était au cours d’un atelier de restitution et de validation des résultats des analyses de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en RDC(IPC) tenu hier mercredi 09 février à Kinshasa.
Selon les résultats obtenus après analyse, 27 millions soit 26% de la population analysée de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguëe élevée entre septembre et décembre 2021, faisant de la RDC, en raison de la taille de la population analysée, le pays avec le plus grand nombre de personnes en besoin d’assistance au monde.
Parmi les 26% de personnes en insécurité alimentaire élevée, 6% -5% sont en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC), représentant 6,1 millions de personnes sur la période d’analyse courante (septembre-decembre 2021) et 5,4 millions en projetée ( janvier-juin 2022)
Le chiffre le plus élevé de la population en insécurité alimentaire aiguëe (crise et urgence) a connu son pic en septembre 2020, une période qui a coïncidé avec l’avènement de la covid, obligeant les autorités à mette en place des mesures de restriction.
Ces résultats ont indiqué qu’il y a 5 territoires les plus touchés et classés en urgence, dont Djugu, Kamonia, Luebo, Dibaya et Luisa.
Au nom du Gouvernement, le représentant du ministre de l’agriculture, Baudouin Kalala a rappelé que ces chiffres ou pourcentages sont les résultats du cycle de conflit armé, les chocs économiques, les déplacements de population, qui font que la RDC demeure aujourd’hui le pays où la situation humanitaire évolue parfois rapidement qui demande ainsi d’être suivi régulièrement.
» C’est dans ce contexte que l’ IPC a été intégré dans notre pays dans le but de répondre aux besoins à l’information sur la situation des prevalances sur les terrains en matière de la sécurité alimentaire. Ceci afin d’être en faveur de la population », a-t-il déclaré.
Il a également précisé que depuis 2007 , 19 cycles d’analyse ont été effectués. A ce jour, nous sommes au 20 ème cycle d’analyse IPC. Ainsi, il est utile de noter que les travaux d’analyse IPC, se réalisent sur une fréquence annuelle sur base de données collectées au niveau de chaque province sous la supervision des groupes techniques de travail de l’IPC.
Pour finir, Baudouin Kalala, s’est dit Heureux d’être partie prenante au processus IPC, grâce auquel la RDC est dotée d’un outil d’analyse performant lui permettant le suivi régulier de la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Tricya MUSANSI