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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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RÉFORME DE LA CONSTITUTION, Delly Sesanga prévient : "Nous allons affronter ce pouvoir à main nue, pour le plaquer au sol"
L'opposant et président du parti politique Envol a, d'un ton sévère, mis en garde le pouvoir en place contre un éventuel changement ou révision de la Constitution du 18 février 2006. C'est ce qu'il a fait savoir dans une déclaration politique sur la toile.
"Nous allons affronter ce pouvoir à main nue, pour le plaquer au sol parce que nul ne peut exercer plus de deux mandats comme Président de la République en République démocratique du Congo", a prévenu Delly Sesanga.
Pas question pour l'opposition de laisser un boulevard au président Tshisekedi qui, selon elle, vise à obtenir un nouveau mandat, à la veille de son second mandat de cinq ans à la tête de la RDC.
L'examen du rapport de la Commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) de l'Assemblée nationale, axé sur la proposition de loi portant sur le référendum initiée par un député national de la majorité parlementaire, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Ainsi l'opposition politique institutionnelle et non institutionnelle tient mordicus à barrer la route à toute tentative de révision ou de changement de la Constitution.
Après leur départ de la plénière, le mercredi 27 mai au Palais du Peuple, les députés de l'opposition ont annoncé une journée ville morte à Kinshasa et sur l'ensemble de la République pour le mercredi 03 juin en signe de protestation contre cette démarche entamée à l'Assemblée nationale.
L'opposition voit derrière cette initiative une manœuvre du pouvoir de toucher à la Constitution afin d'obtenir un troisième mandat à la tête du pays. Le débat autour de la réforme constitutionnelle a donné naissance à deux dynamiques politiques diamétralement opposées : d'un côté, la coalition C64, qui dit non à tout changement de la Constitution ; de l'autre, la coalition C4, favorable à une révision du texte fondamental. Ces deux blocs entendent chacun mener un combat politique pour imposer ce qu'ils considèrent comme la volonté du peuple congolais, dans un contexte de fortes tensions autour de l'avenir institutionnel du pays.
Gloire BATOMENE