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Procès 100 jours : Enfin, Samih Jammal en liberté provisoire
La justice congolaise a accordé, le mercredi 11 mai dans la soirée, une liberté provisoire à l’homme d’affaires libanais Samih Jammal. Un de ses avocats contacté précise que la liberté lui est accordée et il a rempli toutes les formalités administratives.
La Cour de cassation avait rejeté, le 23 décembre 2021, une nouvelle demande de liberté provisoire introduite par Samih Jammal. Le Directeur général de la Société Samibo a été condamné à 20 ans des travaux forcés dans le cadre du procès dit « 100 jours« . Agé et malade, selon ses proches, l’homme d’affaires libanais ne comprend toujours pas pourquoi il est le seul condamné dans cette affaire à rester en détention.
Ce nouveau rejet intervient au moment où Vital Kamerhe, son co-accusé, a bénéficié de la liberté provisoire et quitté le complexe hospitalier où il était interné. Pour le collectif des avocats du Libanais, « il s’agissait de deux poids deux mesures ». Ils avaient, pour ce faire, envisagé plusieurs pistes dont la demande d’une liberté conditionnelle.
Le 20 juin 2020, le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe avait condamné Samih Jammal à 20 ans des travaux forcés pour détournement des fonds destinés au programme des 100 jours du président de la République, corruption et blanchiment des capitaux.
Le patron de la société Samibo a été, en outre, condamné au remboursement de 150 millions de dollars pour dommages-intérêts. En outre, le tribunal a prononcé son expulsion après l’exécution de sa peine et aussi la privation du droit à la condamnation conditionnelle ou à la libération constitutionnelle et à la réhabilitation. Le tribunal a aussi rejeté sa demande reconventionnelle ainsi que ses exceptions d’incompétence et d’inconstitutionnalité, cette dernière devant être soulevée in limine litis.
Le Libanais, à travers sa société, avait obtenu le marché de 57 millions USD de l’État congolais pour ériger 1.500 maisons préfabriquées dans 5 provinces. A savoir Kinshasa, Kasaï Central, Kasaï Oriental, le Sud-Kivu et le Kongo Central. Dans la capitale, ces maisons étaient prévues pour des militaires au camp Tshatshi. À en croire le condamné, plus de 200 maisons ont été déjà installées au Mont Ngaliema. Rachidi MABANDU