Dernière minute
Société
Dans le cœur battant de Kinshasa, la lutte contre les inondations gagne du terrain. Dans le regroupement communal de la Funa, les travaux de construction des murs de soutènement le long de la rivière Kalamu affichent désormais un taux d’exécution de 80 %, signe d’une avancée significative vers…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
La République du Honduras a décidé de suspendre sa reconnaissance de la pseudo "rasd".
Cette décision a été communiquée à M. Nasser Bourita, ministre des Affaires…
Nation
L’Assemblée nationale de la RDC a franchi une étape majeure en déclarant ce jeudi 23 avril, recevable le projet de loi autorisant la ratification du Protocole pour l’élimination du…
Phénomène demi-terrain à Kinshasa : 50 à 100$ d'amende pour les chauffeurs contrevenants
Dans le cadre de la lutte contre les pratiques abusives dans le secteur des transports en commun à Kinshasa, le Gouvernement provincial, par le biais du ministère des Transports et de l'Économie, a rendu public un nouvel arrêté , hier mardi 7 janvier. Parmi les mesures phares, une amende allant de 50 à 100 dollars est désormais prévue à l'encontre des conducteurs qui imposent le système dit du " demi-terrain.
Le " demi-terrain " consiste à interrompre un trajet à mi-parcours et à débarquer les passagers avant leur destination finale, obligeant ces derniers à payer plusieurs fois le tarif officiel pour achever leur trajet. Cette pratique, jugée abusive, contribue à augmenter significativement les coûts de transport. Pour certains habitants, se déplacer en taxi ou taxi-bus coûte jusqu'à 10 000 francs congolais (environ 3,5 USD) par jour, une somme difficile à supporter pour de nombreux ménages.
Des mesures pour rétablir l'ordre
Le nouvel arrêté impose des règles strictes visant à améliorer le service et protéger les passagers. Voici les principales dispositions :
o Affichage obligatoire des tarifs et itinéraires officiels à l'intérieur des véhicules. Les inscriptions indiquant les itinéraires doivent être lisibles, avec des lettres d'au moins 10 cm de hauteur.
o Respect strict des tarifs fixés par le Gouverneur de la ville. Aucun passager ne doit payer au-delà de ces montants.
o Interdiction de pratiques abusives, telles que le " demi-terrain ", le transport d'abonnés ou le paiement anticipé des courses avant le départ.
o Limitation du nombre de passagers : un maximum de quatre personnes dans un taxi et deux dans la cabine d'un taxi-bus.
o Sécurité des passagers : interdiction de circuler avec des portières ou coffres ouverts, ou de transporter des passagers dans des conditions précaires, comme sur la cloison séparant la cabine des sièges.
Pour éviter les abus, le gouvernement a également fixé une nouvelle grille tarifaire. Le coût des trajets varie désormais entre 500 FC et 9 000 FC, selon la distance parcourue. Par exemple, le trajet le plus long, reliant le marché de la Liberté à Mongata, sera plafonné à ce montant maximum.
Vers une amélioration des conditions de transport
Avec ces nouvelles mesures, les autorités espèrent réduire les abus et améliorer les conditions de transport en commun à Kinshasa. L'application rigoureuse de ces règles est essentielle pour garantir que les conducteurs respectent leurs obligations et que les passagers ne soient plus victimes d'une exploitation injuste.
Reste à savoir si ces mesures seront effectivement mises en œuvre et respectées sur le terrain, dans une ville où les habitudes des conducteurs de transport en commun restent difficiles à changer. Quoi qu'il en soit, les Kinois attendent avec impatience des améliorations concrètes pour leurs déplacements quotidiens.
Gloire BATOMENE