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Passeport: Pourquoi ne pas recourir à l’imprimerie de l’Hôtel des monnaies de la BCC ?
Des sources dignes de foi du ministère des Affaires étrangères confirment que le gouvernement a décidé de mettre fin au contrat qui lie la RDC à la firme qui fabrique les passeports biométriques actuels. Dès l’année prochaine, un contrat sera signé avec un autre fabricant. Néanmoins, les détenteurs d’actuels passeports vont continuer à s’en servir jusqu’au terme de leur validité. Comme à l’époque où a été introduit le passeport biométrique, nous aurons donc deux pièces qui vont être utilisées concomitamment.
On rappelle qu’au lieu de recourir à l’imprimerie de l’Hôtel des monnaies de la Banque centrale du Congo (BCC) qui dispose des machines de dernière génération, le ministère des Affaires étrangères veut signer un contrat avec une firme européenne. On n'est pas loin des soupçons sur la fameuse opération de rétrocommission. Pourquoi enrichir davantage un riche ?
La RDC, comme nous le savons, est confrontée à un problème sérieux de chômage qui frappe de plain-pied sa jeunesse active. Créer des emplois directs et indirects est à prendre en compte pour relever. Pour ce, le gouvernement ferait œuvre utile en confiant cette tâche à l’Hôtel des monnaies dont l’imprimerie a démontré, dans le passé, son expertise en la matière. Cette décision serait une importante opportunité pour certains Congolais en quête d’emplois de se faire embaucher par cette structure de la BCC. Malheureusement, tout semble indiquer que recourir à cette voie n’offre aucune possibilité d’organiser la procédure de rétrocommission. D’où il faut négocier un marché où certains cadres du ministère des Affaires étrangères pourraient trouver des dividendes obscurs. Cet article devrait alerter le gouvernement et surtout les vrais élus pour qu’ils suivent de près ce dossier.
Par ailleurs, ici est l’occasion de revenir sur le calvaire qu’endurent ceux qui désirent se faire octroyer un passeport. Malgré le montant officiel de 99 dollars américains fixé par le gouvernement, le demandeur décaisse au minimum 160 $. Ce qui est extrêmement exorbitant et qui fait du passeport congolais le plus cher au monde. Dans un pays comme l’Espagne où le niveau de vie de la population est de loin plus élevé que celui de la RDC, le passeport ne revient en tout et pour tout qu’à 45 euros. De quoi faire révolter les Congolais.
Le calvaire de ceux qui désirent obtenir cette pièce n'est pas financier. La longue et fastidieuse procédure à suivre en rajoute à ces difficultés pour obtenir ce document. Il faut commencer par acheter le formulaire à la banque avant de se faire identifier (encore ?) à l’ANR, même si l’on a devers soi une carte d’identité soit la carte d’électeur soit le passeport. Les choses ne s’arrêtent pas là. Il faut revenir aux Affaires étrangères pour la fameuse capture. Ces va et vient peuvent coûter à quelqu’un même un mois d’attente, voire plus. Et dire que le passeport n’est qu’une simple pièce d’identité qu’un citoyen d’un pays utilise lorsqu’il se trouve en dehors du territoire national. Malheureusement en RDC, le demandeur de cette pièce est malmené parce qu’il est considéré comme quelqu’un dont les poches sont garnies parce qu’il doit voyager. C’est vraiment regrettable pour les Congolais.
Le citoyen lambda souhaite ardemment qu’à cette occasion de fabrication des nouveaux passeports, le gouvernement puisse faciliter une fois pour toutes la tâche aux Congolais en déterminant clairement la procédure à suivre. Le moment est venu de démystifier le passeport. Pour se rendre compte des humiliations que subissent les demandeurs de cette pièce, il faut faire un tour au ministère des Affaires étrangères. Pourquoi ne pas suivre l’exemple d’autres pays où cette pièce d’identité s’obtient dans sa municipalité de résidence ? Le ministère des Affaires étrangères a pour mission la diplomatie du pays et non la vente des passeports.
Muke MUKE