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Ornella Awusa appelle les jeunes filles à dire non aux injustices
Ornella Awusa, initiatrice du programme Elenge Mwasi Miyeba, a appelé les jeunes filles à dire non aux injustices en brisant leur silence afin d’avoir une société égalitaire. Cet appel a été fait lors du lancement officiel du programme Elenge Mwasi Miyeba 1ère édition par le Consortium des Jeunes Femmes du Moment (CJFM), le samedi 12 novembre 2022 à la Salle de congrès du Palais du peuple dans la commune de Lingwala à Kinshasa.
Dans son intervention, Ornella Awusa a fait la présentation du programme Elenge Mwasi Miyeba. Selon elle, Elenge Mwasi Miyeba est un programme des jeunes filles qui vise à mettre en place un écosystème des jeunes dames engagées pour contribuer au développement de la RDC.
» Nous voulons quitter nos silences pour dire non aux injustices, afin d’avoir une société égalitaire pour le développement. Dans cette marche, nous souhaitons atteindre les objectifs durables. Nous avons notre ODD5, ODD6 et ODD7 (Objectifs de Développement Durable, NDLR.) qui nous demande l’égalité de sexe et l’égalité de genre « , a déclaré l’initiatrice du programme.
La jeune fille doit chercher à se découvrir
De son côté, Horelia Zimuangana, coorganisatrice dudit programme, a signalé que ce programme est composé de sept jeunes dames. Celles-ci dirigent actuellement les différents conseils communaux de la jeunesse de la ville de Kinshasa.
Elle a parlé aussi de l’intégration sociale de la jeune fille. Pour madame Zimuangana, la jeune fille doit chercher à se découvrir, à se connaitre. Elle doit commencer à croire en elle, à ses capacités.
Le professeur de l’université de Kinshasa, Nsambu Gisèle, a donné son apport sur des questions liées à la jeune fille face aux violences basées sur le genre.Selon elle, dans le genre il y a des rôles. Il n’y a pas question de sexe ni d’anatomie mais ce sont des attributs qui nous viennent de la société.
violence verbale
Hormis les violences physiques et sexuelles, les jeunes filles subissent aussi de la violence verbale qui fait beaucoup de mal à leur personnalité. Les hommes doivent aider les femmes capables à atteindre leur but.
Miriam Kizimina, l’avocate inscrite au barreau de Kinshasa/Gombe, a parlé des enjeux que vit la jeune fille dans la vie politique.
» Nous sommes à notre phase du 4ème cycle électoral. Selon le dernier rapport du ministère du Plan, la jeune fille représente 52% de la population congolaise. Malgré ce poids démographique, la jeune fille n’est pas suffisamment représentée aux instances de prise de décision. Selon l’article 13 de loi électorale qui dit de tenir compte de la femme mais lorsque la liste atteint 50%, il y aura plus de caution. La jeune fille doit s’impliquer dans des partis politiques, s’affirmer et travailler dur », a déclaré maitre Miriam Kizimina.
La clôture de cet atelier a été marquée par la remise des brevets aux panelistes du jour. Kleber KUNGU & Elysée KAYEMBE/ stagiaire