Dernière minute
Société
Face aux risques liés à la maladie à virus Ebola et à la variole du singe (Mpox), le médecin-chef de zone de santé de Tchomia a, au cours d'une séance de sensibilisation le dimanche 11 octobre, appelé sa population au respect strict des mesures de prévention contre ces maladies. Il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Il y a eu plus de peur que de mal. Le Pape Léon XIV a subi une intervention chirurgicale qui a consisté en une ablation d'un nodule pulmonaire, le mardi 13 octobre 2026. Le médecin a retiré avec…
Nation
Plus de 50 candidats ont pris part, hier mercredi 14 octobre, au concours écrit de recrutement des enseignants du secondaire dans la sous-division de Demba 2, au Kasaï-Central. Organisée à l' EP1…
Nord-Ubangi : la province bloquée par manque de gouvernement !
Le Nord-Ubangi, l’une de cinq provinces issues du démembrement de l’ex-grand Équateur, connaît une léthargie, due principalement au manque de gouvernement provincial, six mois après les élections générales du 23 décembre 2023. Tous les scrutins se sont déroulés dans le calme à Gbadolite, chef-lieu de la province, et dans les territoires de Bosobolo, Businga et Mobayi-Mbongo, hormis le territoire de Yakoma où des fraudes de diverses natures, violences et autres faits répréhensibles ont contraint la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à annuler les élections.
Cette situation ne permet pas l’organisation du vote du gouverneur, encore moins celui de son vice. Elle freine, en outre, les sénatoriales tant que les quatre élus provinciaux, qui seront issus du territoire de Yakoma ne seront pas connus.
À ce propos, le calendrier de la CENI prévoit les élections pour le 12 juillet 2024. Mais rien n’indique que cette date sera respectée d’autant qu’à près d’un mois de cette échéance, la centrale électorale semble ne pas être prête dans les préparatifs.
En ce moment, la province est dirigée par des ministres qui, comme au niveau national, expédient des affaires courantes. Leurs pouvoirs sont limités à des actes ordinaires. Ils ne peuvent pas engager la province s’il y a de grandes décisions à prendre. C’est ce qui justifie la léthargie actuelle à cause du manque de leadership en termes de gouvernance provinciale.
La seule institution légitime aujourd’hui est l’assemblée provinciale dont le bureau définitif a déjà été régulièrement mis en place. Sa composition se présente comme suit :
-Président : Achille Kwangbo Guda
-Vice-Président: Charles Donza Ngoy
-Rapporteure: Anastasie Ngbako Mbilisi
-Rapporteur Adjoint : André Ganga Vonga Akelo
-Questeur : Junior Wasasa Koyagialo Ahonziala.
Malheureusement, cette chambre législative n’a pas d’interlocuteur valable pour traiter les dossiers importants de la province.
Sur le plan économique, il sied de souligner que la province du Nord-Ubangi dispose d’importants atouts, notamment la centrale hydroélectrique de Mobayi-Mbongo, l’ancien aéroport international de Gbadolite, des infrastructures de base en place depuis la 2ème République.
Sont inclus également la nationale n°24 reliant Gbadolite à Businga, un important port situé au bord de la rivière Mongala. Sa population évaluée à plus ou moins 2 millions cinq cents mille (2.500.000) habitants constituent des ressources humaines susceptibles de transformer cette entité politico-administrative.
Pour mettre fin à cette triste situation où on a l’impression que le pays roule à double vitesse, le gouvernement est invité à donner des moyens appropriés à la CENI pour lui permettre de respecter son calendrier pour les scrutins à venir.
Il importe de rappeler que cette province est celle de l’ancien chef de l’Etat Mobutu Sese Seko qui a dirigé le pays pendant 32 ans. Quelles que soient les faiblesses de sa gouvernance, nous retiendrons de lui les qualités d’un leader attaché aux valeurs de l’unité nationale.
Muke MUKE