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Nord-Kivu : plus de 700 morts et près de 3000 blessés en une semaine !
* La crise humanitaire est si vive après l'invasion de Goma, qu'on enregistre l'augmentation de cas de maladies comme Mpox...
la situation humanitaire dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, a atteint des niveaux alarmants, marqués par la présence du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. La Direction Provinciale de la Santé (DPS) du Nord-Kivu, en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), annonce le décès de 773 personnes et fait été de 2880 blessés, suite à des violences intensifiées dans la région, particulièrement à Goma et dans les territoires environnants. Un drame humanitaire survenu du 21 au 30 janvier 2025.
Publié le 2 février dernier, ce rapport souligne l'ampleur de la crise, avec un afflux massif de blessés dans les hôpitaux, entraînant une saturation des structures sanitaires locales.
Les établissements de santé de Goma, Karisimbi et Nyiragongo sont débordés, manquant cruellement de lits d'hôpital, de médicaments, de matériel médical et d'équipements chirurgicaux en raison de la hausse constante du nombre de victimes.
Les conditions de sécurité à Goma demeurent précaires, marquées par des pillages, des échanges de tirs sporadiques et des déplacements massifs de populations.
Les zones stratégiques, notamment Kirosthe/Sake et Nyiragongo, sont inaccessibles, isolant de nombreux habitants et rendant l'accès humanitaire presque impossible. Les déplacés des localités de Nzulo, Bulengo, Lushagala, Rusayo et Kanyaruchinya se dirigent vers le centre-ville de Goma, cherchant désespérément refuge face à la violence.
La situation sanitaire est également critique : la ville de Goma est privée d'eau, provoquant un risque élevé de propagation de maladies hydriques, telles que le choléra. De plus, le rapport indique que beaucoup de blessés se trouvent encore chez eux, dans l'attente de soins, aggravant la crise sanitaire.
Face à cette catastrophe, les équipes de la DPS et de l'OMS ont initié des mesures d'urgence. Une première réunion de crise a été tenue pour mobiliser les partenaires humanitaires, identifier les besoins prioritaires et évaluer la capacité d'accueil des structures médicales. Plusieurs actions concrètes ont été mises en œuvre, notamment la dotation en kits médicaux de base par l'UNICEF et l'acheminement de matériel médical à plusieurs hôpitaux de la région.
Cependant, les défis sont considérables : manque d'ambulances, pénurie de sacs mortuaires et d'équipes chirurgicales ...
La DPS du Nord-Kivu a également rapporté une augmentation inquiétante du nombre de maladies, notamment la Mpox, avec 143 cas confirmés, dont 15 encore en isolement.
"La communauté internationale doit impérativement réagir pour éviter une dégradation ultérieure de la situation humanitaire.
De notre correspondant à Goma, Pascal NDUYIRI