Dernière minute
Société
Face aux risques liés à la maladie à virus Ebola et à la variole du singe (Mpox), le médecin-chef de zone de santé de Tchomia a, au cours d'une séance de sensibilisation le dimanche 11 octobre, appelé sa population au respect strict des mesures de prévention contre ces maladies. Il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Nations Unies (New York) - La Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, ce jeudi, sa résolution annuelle sur la question du Sahara Marocain, par 152 voix pour, dont…
Nation
Dans un point de presse organisé ce jeudi 15 octobre, au Restaurant 19 situé dans la commune de la Gombe, la Députée Nationale et Questeure Adjointe de l'Assemblée Nationale, Grâce Neema Paininye…
Nord-Kivu : plus de 700 morts et près de 3000 blessés en une semaine !
* La crise humanitaire est si vive après l'invasion de Goma, qu'on enregistre l'augmentation de cas de maladies comme Mpox...
la situation humanitaire dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, a atteint des niveaux alarmants, marqués par la présence du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. La Direction Provinciale de la Santé (DPS) du Nord-Kivu, en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), annonce le décès de 773 personnes et fait été de 2880 blessés, suite à des violences intensifiées dans la région, particulièrement à Goma et dans les territoires environnants. Un drame humanitaire survenu du 21 au 30 janvier 2025.
Publié le 2 février dernier, ce rapport souligne l'ampleur de la crise, avec un afflux massif de blessés dans les hôpitaux, entraînant une saturation des structures sanitaires locales.
Les établissements de santé de Goma, Karisimbi et Nyiragongo sont débordés, manquant cruellement de lits d'hôpital, de médicaments, de matériel médical et d'équipements chirurgicaux en raison de la hausse constante du nombre de victimes.
Les conditions de sécurité à Goma demeurent précaires, marquées par des pillages, des échanges de tirs sporadiques et des déplacements massifs de populations.
Les zones stratégiques, notamment Kirosthe/Sake et Nyiragongo, sont inaccessibles, isolant de nombreux habitants et rendant l'accès humanitaire presque impossible. Les déplacés des localités de Nzulo, Bulengo, Lushagala, Rusayo et Kanyaruchinya se dirigent vers le centre-ville de Goma, cherchant désespérément refuge face à la violence.
La situation sanitaire est également critique : la ville de Goma est privée d'eau, provoquant un risque élevé de propagation de maladies hydriques, telles que le choléra. De plus, le rapport indique que beaucoup de blessés se trouvent encore chez eux, dans l'attente de soins, aggravant la crise sanitaire.
Face à cette catastrophe, les équipes de la DPS et de l'OMS ont initié des mesures d'urgence. Une première réunion de crise a été tenue pour mobiliser les partenaires humanitaires, identifier les besoins prioritaires et évaluer la capacité d'accueil des structures médicales. Plusieurs actions concrètes ont été mises en œuvre, notamment la dotation en kits médicaux de base par l'UNICEF et l'acheminement de matériel médical à plusieurs hôpitaux de la région.
Cependant, les défis sont considérables : manque d'ambulances, pénurie de sacs mortuaires et d'équipes chirurgicales ...
La DPS du Nord-Kivu a également rapporté une augmentation inquiétante du nombre de maladies, notamment la Mpox, avec 143 cas confirmés, dont 15 encore en isolement.
"La communauté internationale doit impérativement réagir pour éviter une dégradation ultérieure de la situation humanitaire.
De notre correspondant à Goma, Pascal NDUYIRI