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NOMMES EN SEPTEMBRE PUIS ENTRES EN FONCTION EN OCTOBRE 2023, Luozi : les représentants de Fatshi dans la petite territoriale réclament les moyens de leur politique
En fonction depuis octobre 2023, les chefs de secteurs du territoire de Luozi, représentants du président de la République dans ces entités territoriales décentralisées (ETD), réclament des moyens conséquents pour remplir convenablement leur mission régalienne. Sans moyens de mobilité, avec peu de moyens financiers, les chefs de secteur peinent à bien travailler.
Ils étaient 10 chefs de secteur (Balari, De la Kenge, Kimbanza, Kimumba, Kinkenge, Kivunda, Mbanza Mona, Mbanza Muembe, Mbanza Ngoyo et Mongo Luala) que nous avons rencontrés lors de l'atelier organisé par le Centre régional d'appui et de formation pour le développement (Crafod) à l'intention des éleveurs de gros bétail du territoire de Luozi et auquel ils ont pris une part active.
En fonction depuis octobre 2023, les chefs de secteurs ont travaillé toute une année sans moyens financiers ni matériels pour pouvoir appliquer leur politique sur le terrain. Sans rémunération, ils ont broyé du noir durant une douzaine de mois.
A la tête des entités territoriales décentralisées (ETD) dépourvues de moyens financiers ni matériels à la hauteur de leurs responsabilités, les chefs de secteur se plaignent de travailler dans des conditions de précarité ; des bureaux indignes de leur fonction, dotés de mobiliers inadaptés, des résidences non adaptées à leur rang de premier citoyen du secteur, dépourvues de l'essentiel pour recevoir de la visite de haut rang. Ils ont commencé leur carrière dans la territoriale sans frais d'installation ni de mutation…….
SANS MOYENS DE MOBILITE
Ils sont appelés à se déplacer constamment pour répondre aux nombreux appels de la hiérarchie ou autres invitations officiels. Et dans la plupart des cas, ils se déplacent en empruntant des moyens des privés. Installés dans des secteurs pratiquement sans roues car toutes délabrées, ils sont obligés d'emprunter, comme tout administré qu'ils dirigent, des moyens de transports en commun, juchés au haut des véhicules remplis de sacs de cossettes de manioc et autres marchandises. Attraper un tel moyen de transport c'est une chance extraordinaire par ces temps qui courent avec des fortes pluies qui tombent de manière ininterrompue et c'est chaque jour. Ce qui contribue à abimer ces routes. Sinon, la mort dans l'âme, les représentants de Félix Tshisekedi sont amenés à prendre une moto, comme tout individu. Des services pour lesquels ils doivent débourser une somme d'argent assez importante : 100 000 FC, 200 000 FC, 300 000 FC,… selon la distance à parcourir et ce, pour l'aller et le retour.
Dotés d'un montant de rétrocession très modique de 6 millions de francs congolais au premier mois (octobre 2024) et 8 millions de FC (en novembre) - à vos calculettes pour les convertir en dollars - les patrons de la territoriale dans le secteur sont incapables de résoudre leurs besoins primordiaux : rémunération, infrastructures…
BESOIN DE RENFORCEMENT DE CAPACITES
Pas seulement. Tout cela pour des besoins financiers et matériels. Nommés comme ils l'étaient dans des conditions que d'aucuns n'ignorent, ils prestent sans avoir bénéficié d'aucun renforcement des capacités, des outils nécessaires à disposer pour pouvoir bien remplir les tâches qu'ils ont à remplir dans l'exercice de lourdes fonctions.
Les autorités centrales ont donc l'obligation de mettre ceux qui les représentent dans les secteurs dans des conditions de travail optimales.
" Nous sommes en train de représenter l'Etat à la base. Nous sommes en train de représenter le chef de l'Etat, le gouvernement à la base, mais nous n'avons pas les attributs du pouvoir qui peuvent nous faciliter de bien faire le travail. Nous ne devons pas représenter le chef de l'Etat par le simple nom. La hiérarchie doit nous donner des moyens de mobilité et financiers pour que nous puissions être respectés et représenter valablement le chef de l'Etat ". Tel est le message des chefs de secteurs de Luozi adressé aux autorités centrales par le chef du secteur de Balari, Floribert Mayanza Mbedi Le Vrai Sisa Bidimbu.
Kléber KUNGU