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N’Djili : A sept ans, le petit Ngiamu Vainqueur est déjà » mécanicien » !
A sept ans, Ngiamu Mayunga Vainqueur apprend déjà la mécanique dans le garage de son père situé au quartier 7, dans la commune de N’djili. Elève en 2ème année primaire dans une école de la place, ce petit génie sait déjà démarrer et arrêter le moteur d’une voiture en une année d’apprentissage pratique. Il s’est également familiarisé avec certains outils de la mécanique. Ce n’est pas tout. Il sait serrer et desserrer des vis, des pièces d’une voiture en utilisant les différentes clés et monter des pneus. Son rêve, associé à celui de ses parents, est de devenir un mécanicien professionnel.
Fils d’un mécanicien et d’une mère commerçante, cet enfant caresse le rêve de devenir un mécanicien professionnel un jour. Fière allure dans sa salopette de mécanicien, le petit Ngiamu Mayunga Vainqueur se sent à l’aise quand il est au garage après l’école.
Selon son père, cette histoire commence lorsque l’enfant décide, de son gré, de le suivre sur le lieu du travail afin de pratiquer aussi la mécanique. Conscient que sa place devrait être à l’école, il l’autorise de ne se présenter au garage que le week-end, les jours fériés et pendant les vacances.
« C’est à six ans qu’il a commencé à manifester l’envie d’apprendre la mécanique. Au départ, je lui ai appris à démarrer ou à arrêter le moteur de la voiture, à mettre au point mort. Ensuite, je lui ai montré comment arriver à distinguer les dimensions des clés. Je lui demandais, par exemple, de me donner la clé10. Il disait qu’il y’avait plusieurs. Je lui ai fait voir que c’est numéroté. Au bout de compte, il a fini par les distinguer. Avec le temps, il a appris l’utilité de chaque pièce de la voiture« , raconte son père Ngiamu Mayunga Boniface
Actuellement, poursuit son père, Ngiamu est un futur mécanicien qui sait monter un pneu défectueux et le monter sans problème après réparation.
Vainqueur a préféré apprendre la mécanique, pourtant à cet âge, la plupart des enfants s’adonnent aux différents jeux dans la rue avec leurs amis. « Les jeux avec ses amis après l’école ne sont pas vraiment son pote. Quand il se sent fatiguer, il abandonne clés et autres matériels. Il prend son vélo qui reste au garage. Il pratique son jeu tout autour du garage. Il prend son repos quand il le souhaite sans contrainte « , avoue le père du petit garçon.
Le père du mécanicien professionnel en devenir tient absolument aux études de son fils. « Comme il a déjà fait son choix, je vais l’orienter vers les études mécaniques. La technique évolue avec le temps. Il doit l’apprendre à l’école. C’est dommage que chez nous en Afrique, nos enfants ne sont pas préparer pour succéder aux métiers de leurs parents. On peut avoir un père mécanicien, ingénieur, mais aucun enfant n’est orienté dans cette discipline. Mon souhait est de le voir travailler effectivement avec moi et pourquoi pas continuer mon entreprise quand je ne serai plus fort comme cela se fait sous d’autres cieux où le métier des parents se passe de père en fils ou des générations en génération« , fait savoir celui qu’on appelle affectueusement « papa Boni« . Dina BUHAKE