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MPOX: la propagation de l'épidémie aggravée par les déplacements des populations au Nord-Kivu
La province du Nord-Kivu, en proie à des affrontements entre l'armée congolaise et les rebelles du M23 coalisés avec l'armée rwandaise fait face à une recrudescence préoccupante des cas de Mpox. Ces mouvements massifs des populations, provoqués par l'insécurité persistante, contribuent à la propagation de cette maladie infectieuse.
Selon les autorités sanitaires, une augmentation notable des cas a été enregistrée au cours des quatre dernières semaines. Cette situation a fait l'objet d'une discussion lors d'une rencontre tenue à Goma, entre le vice-gouverneur de la province et le directeur exécutif adjoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en charge des urgences, Chikwe Ihekweazu, accompagné de Dieudonné Muamba, directeur général de l'Institut national de la santé publique (INSP).
Taux de létalité très faible
"La province continue à notifier des cas. Avec les conflits qui se prolongent, nous observons une augmentation des notifications. Par ailleurs, de nouvelles zones de santé touchées par les déplacements de populations ont commencé à rapporter des cas", a expliqué Dieudonné Muamba.
Cependant, il a tenu à souligner que le taux de létalité reste très faible grâce à une prise en charge efficace des malades. "Nous allons continuer à soutenir les équipes au niveau provincial pour garantir que toutes les mesures nécessaires soient mises en œuvre afin de freiner les contaminations", a-t-il ajouté.
Urgence d'une reponse coordonnée
Les déplacements massifs des populations, causés par les conflits, amplifient les défis liés à la gestion de l'épidémie de Mpox. Ces mouvements favorisent l'émergence de nouveaux foyers de contamination, compliquant davantage les efforts de contrôle de la maladie.
"Il y a de gros défis qui impactent la propagation de l'épidémie. Mais en conjuguant les efforts, nous espérons obtenir des résultats positifs sur le plan sanitaire", a affirmé Dieudonné Muamba.
Face à cette situation, les autorités sanitaires, en collaboration avec les partenaires internationaux tels que l'OMS, s'engagent à renforcer leur appui aux structures locales de santé. L'objectif principal demeure de limiter la propagation de la maladie et de protéger les populations vulnérables.
Cette situation met en lumière l'urgence d'une réponse coordonnée et efficace pour répondre à la fois aux crises humanitaires et sanitaires qui frappent durement la province du Nord-Kivu. Jérémie ASOKO