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"Mobali oyo asalaka baboyaka ye te !"
"Mobali oyo asalaka baboyaka ye te !" entendez ''L'homme qui travaille, on le quitte pas''. La rue met en scène l'homme et la femme, particulièrement dans le cadre des relations qui les unissent. Il s'agit ici, pour l'homme du travail sans lequel il ne vaut aucun penny devant la femme. Que les plus vicieux, qui penseraient à un autre travail, ne prennent pas le travail ici pour celui autre chose que le ''travail'' qui a pour contrepartie le salaire à la fin du mois. Donc, le verbe ''kosala'' donnant le mot ''mosala'' (travail, emploi) veut dire travailler. Et le verbe ''baboyaka'' de l'infinitif ''koboya'' a également comme synonyme ''abandonner'', ''fausser compagnie''.
''L'homme qui travaille, qui a un emploi, on ne le quitte pas'' car on ne sait, le meilleur peut être à venir. Et le ''on'' ici symbolise la femme, l'épouse. Tandis que ''mobali'', c'est aussi le mari. Que vaudrait un homme chômeur, sans travail devant une épouse ? N'importe quel travail pourvu qu'il permettre au mari de subvenir aux besoins de sa conjointe. Ainsi nous étonnons-nous de voir un couple dont l'époux est un éboueur que le langage kinois appelle ''pousse-pousseur'', ou un portefaix appelé ''porteur'' par les Kinois. Et nous nous demandons comment une telle belle femme accepte d'être l'épouse d'un tel homme dot le travail est si dégradant, avons-nous l'habitude de dire. Nous avons la réponse : ''L'homme qui travaille, on le quitte pas''.
La raison, simple, est bien là: l'argent, c'est-à-dire le matériel. Comme quoi, c'est amour est fondé sur le matériel. Il y a lieu de se poser cette question : L'épouse continuerait-elle à rester sous le toit conjugal si son époux la malmenait ou s'il arrivait à lui trouver une rivale? En effet, notre source, c'est-à-dire l'informateur anonyme de ce message n'a pas abordé cet aspect des choses qui met sens dessus dessous de nombreux foyers.
Kléber KUNGU