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La tension reste vive au sein de la Minière de Bakwanga (Miba), à quelques jours de l'arrivée du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à Mbuji-Mayi.
Jean Mayamba Kalombo,…
Mbuji-Mayi : "Le sursaut national" dans les rues !
Le samedi 14 décembre 2024, les rues de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, ont été le théâtre d'un mouvement populaire significatif, témoignant d'un sursaut national qui interpelle à la fois les autorités et la population. Cette mobilisation de grande ampleur a été organisée en réponse à la polémique sur l'éventuelle révision de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Des centaines de citoyens se sont rassemblés dans le centre-ville, brandissant des calicots et des banderoles affichant des messages percutants. Parmi les slogans les plus marquants, l'on pouvait lire : "La Constitution ne t'empêche pas de relancer la "MIBA"."
Ce message constitue un appel direct au Président Félix Tshisekedi, dont la gestion du secteur minier et les promesses de relance économique sont mises en question par une partie de la population.
Selon eux, le secteur minier, clé de l'économie nationale, a longtemps souffert de la mauvaise gestion et des conflits d'intérêts. La société Minière de Bakwanga, plus connue sous son acronyme 'MIBA', est l'un des symboles de cette richesse sous exploitée.
La relance est perçue comme une nécessité pour le développement économique de la région et l'amélioration des conditions de vie des Kasaïens.
DES MESURES CONCRETES
Les manifestants ont exigé des mesures concrètes pour relancer l'économie locale. Le secteur minier, s'il est géré de manière transparente et efficace, pourrait transformer radicalement la vie des Congolais, estiment-ils.
Des leaders communautaires présents lors des manifestations ont pris la parole pour rappeler l'importance de maintenir les promesses électorales du Président Tshisekedi et de favoriser un dialogue inclusif autour des questions économiques.
Des propos tels que "Nous attendons des actes, pas seulement des paroles" ont résonné dans les discours des orateurs, reflétant le désenchantement croissant de la population face aux promesses non tenues. Les Kasaïens, tout en appelant à un respect strict de la Constitution, souhaitent également une plus grande implication du gouvernement central dans la relance de l'activité économique dans leur province.
Les autorités locales ont observé la manifestation avec prudence, tout en veillant à maintenir l'ordre public. Aucune incidence majeure n'a été signalée, bien que la situation reste délicate dans un contexte où les tensions politiques sont palpables dans l'ensemble du pays.
Félix Mulumba Kalemba