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Mbuji-Mayi : des experts de l'équipe DOPERAUS amorcent la formation décentralisée de l'approche "One Health"
La ville de Mbuji-Mayi abrite, depuis hier jeudi 9 avril, une formation décentralisée de l'approche "One Health" (Une Santé). Cette formation intègre l'évaluation à mi-parcours des activités du projet DOPERAUS (Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes "Une Santé" en Guinée et en République Démocratique du Congo) dans la province du Kasaï-Oriental.
Venue de Kinshasa, et particulièrement de l'Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), l'équipe de formateurs du projet DOPERAUS a, de prime abord, dispensé la formation dans la province du Haut-Katanga, précisément à Lubumbashi où elle a séjourné du 1er au 6 avril.
La province du Kasaï-Oriental est la deuxième étape de cette mission, en cours du 8 au 13 avril à Mbuji-Mayi. L'atelier a démarré avec l'intervention de M. Prince Esakombe Otshudi, représentant de la coordinatrice de la Commission de Coordination "Une Santé". Membre du groupe thématique Communication sur les Risques et Engagement Communautaire (CREC), il a éclairé les participants sur les enjeux de la formation.
Planifier des actions conjointes
Les participants ont suivi, en premier lieu, un exposé sur le projet DOPERAUS. Ils ont ainsi été conviés à travailler ensemble pour venir à bout des maladies émergentes et réémergentes dans la province. Pour ce faire, il importe que l'environnement de travail soit favorable, que les responsabilités soient partagées et que la planification des actions soit conjointe pour plus d'efficacité. "D'autant plus que deux valent mieux qu'un", a fait remarquer Prince Esakombe Otshudi.
Les formateurs ont fait comprendre aux participants qu'ils doivent avoir des objectifs communs pour pouvoir regarder dans la même direction, a souligné Prince Esakombe Otshudi. Ainsi, ont-ils été briefés sur les maladies émergentes et réémergentes dans la province.
Cartographie des risques
L'occasion a été propice pour chaque acteur intervenant dans les quatre secteurs ciblés par l'approche "One Health" (santé humaine, santé animale, plantes et environnement) de s'interroger sur la manière dont son secteur gère ces maladies.
Ils ont focalisé leur attention sur la cartographie des risques de chaque secteur, sur l'interconnexion entre ces secteurs, et sur le processus de contamination de la pathologie entre les vecteurs, l'animal et l'homme, en passant par l'environnement.
Un exercice pratique a permis à chaque participant d'identifier le problème prioritaire dans chaque secteur en termes de pathologies courantes. Aussi d'assurer le contrôle des maladies émergentes et réémergentes face à l'interface homme - animal - plante -environnement. Enfin, cet exercice visait à analyser l'évolution de chacune des maladies courantes dans chaque secteur.
Venir à bout des pathologies courantes
Chef de bureau de la coordination provinciale de l'Environnement au Kasaï-Oriental, Daniel Kabambi, a salué l'initiative entreprise par les experts du projet DOPERAUS. "Grâce à cette formation, les différents secteurs impliqués sont appelés à jouer pleinement leur rôle pour réduire les risques et les contaminations", a-t-il expliqué.
L'atelier en cours, estime-t-il, vient renforcer l'efficacité des quatre secteurs identifiés, et particulièrement l'environnement. "Si tous ceux qui sont impliqués dans l'environnement et dans l'assainissement du milieu sont sensibilisés, mieux pris en charge et travaillent en synergie, on arrivera à venir à bout des maladies de mains sales telles que le choléra, la fièvre typhoïde et la dysenterie", estime Daniel Kabambi.
Toutefois, regrette-t-il, ici à Mbuji-Mayi, les agents commis à la commune qui font office de brigades d'assainissement devraient bénéficier de primes de risques au regard du travail qu'ils sont censés réaliser pour maintenir l'environnement propre : collecte, tri des déchets, transport et évacuation des immondices. "Il faut des ressources, car ils restent exposés", lâche Daniel Kabambi.
Améliorer la collecte des données
Il sied de signaler que l'ingénieur Grâce Wanet, Data Manager du projet DOPERAUS, forme aussi pendant trois jours, dans la même ville, les chercheurs et acteurs de terrain.
La formation est axée sur le renforcement des capacités en collecte numérique des données dans une approche "Une Santé". Elle permet de doter les participants des compétences nécessaires pour utiliser des outils modernes, notamment l'application Epicollect, afin d'améliorer la qualité, la fiabilité et la rapidité de la collecte des données sur le terrain.
À travers des sessions théoriques, pratiques et des travaux de validation des outils d'enquête, les participants ont pu harmoniser les questionnaires, renforcer la coordination entre les différents secteurs (santé humaine, animale et environnementale) et mettre en place un dispositif opérationnel efficace pour la collecte conjointe des données et des échantillons.
Réalisées grâce à l'appui financier du CRDI/Canada, ces activités sont supervisées par le Professeur congolais justin Masumu, Coordonnateur-Pays de DOPERAUS, en étroite collaboration avec l'ingénieur Marlène Maleta qui assure la facilitation du projet.
Yves KALIKAT